AAH : le montant, le plafond et les conditions pour l'obtenir en 2026

En 2026, voici le montant, le plafond et toutes les conditions que vous devez connaître pour bénéficier de l'AAH !

L’AAH reste en 2026 une aide vraiment indispensable pour de nombreuses personnes en situation de handicap. Cette allocation a tout simplement pour but de garantir un minimum de ressources lorsque l’accès à l’emploi se montre difficile ou impossible.

L’importance de l’AAH

Le dispositif repose sur des règles précises concernant le montant, les plafonds de revenus et les conditions d’attribution. Dans un premier temps, sachez que le montant maximal de l’AAH atteint actuellement 1 033,32 euros par mois.

Cette somme correspond à la situation d’un bénéficiaire qui ne perçoit aucune autre ressource. Ce niveau reste applicable jusqu’au 1ᵉʳ avril 2026. Il s’agit de la date à laquelle une revalorisation interviendra.

L’augmentation se montrera visible sur le versement effectué début mai 2026. L’AAH fonctionne comme une allocation différentielle. Ce qui signifie que d’autres revenus viennent réduire le montant versé.

Chaque trimestre, le bénéficiaire de l’AAH doit déclarer ses ressources auprès de la Caf ou de la MSA. Cette démarche permet d’ajuster le montant en fonction des revenus réellement perçus.

Le taux d’incapacité, qu’il soit compris entre 50 et 79 % ou supérieur à 80 %, n’influence pas le montant maximal. En revanche, la durée d’attribution diffère selon la situation médicale et professionnelle.

Des conditions à respecter

Les conditions pour obtenir l’AAH en 2026 restent strictes. Le demandeur doit résider de façon stable et régulière en France. La nationalité française, celle d’un pays de l’Espace économique européen ou un titre de séjour valide permet de remplir ce critère.

L’âge minimal requis s’établit à 20 ans. Et ce, avec une exception dès 16 ans pour les personnes non rattachées au foyer parental. Le critère central concerne le taux d’incapacité. Un taux d’au moins 80 % ouvre droit à l’AAH sans condition en plus liée à l’emploi.

Entre 50 et 79 %, l’accès reste possible si une restriction durable et substantielle empêche l’accès au travail, à condition d’avoir moins de 60 ans. Sachez que les ressources se montrent indispensables pour l’attribution de l’AAH.

Les plafonds de revenus tiennent aussi compte de la composition du foyer et du nombre d’enfants à charge. Une personne seule sans enfant ne doit pas dépasser environ 12 400 euros de revenus annuels. Ce plafond augmente progressivement avec chaque enfant en plus.

Les ressources prises en compte correspondent à celles de l’année N-2, sur la base des revenus nets catégoriels. Depuis octobre 2023, une réforme majeure a transformé le calcul de l’AAH. La déconjugalisation a supprimé la prise en compte des revenus du conjoint.

Une majoration prévue

Cette évolution bénéficie à de nombreux foyers. C’est en particulier le cas lorsque le partenaire dispose de revenus élevés. Le calcul s’effectue désormais uniquement sur les ressources personnelles du bénéficiaire, sans démarche spécifique à effectuer.

Certains allocataires peuvent aussi percevoir des compléments à l’AAH. La majoration pour la vie autonome s’élève à 104,77 euros par mois. Elle concerne d’ailleurs les personnes présentant un taux d’incapacité d’au moins 80 %, sans activité professionnelle.

Et qui ont un logement indépendant avec une aide au logement. Un complément de ressources de 179,31 euros subsiste aussi. C’est notamment le cas pour certains anciens bénéficiaires, sous conditions strictes.

Le montant de l’AAH peut aussi diminuer dans plusieurs situations. La perception d’une pension d’invalidité, d’une retraite ou de revenus professionnels entraîne un ajustement. En établissement de santé, l’allocation se réduit à 30 % après soixante jours de séjour.

À la sortie, le versement normal reprend automatiquement. Le versement de l’AAH intervient aussi en début de mois suivant la période concernée. La date théorique se situe autour du 5, avec un décalage possible selon les jours fériés et les délais bancaires.