Tuxboard.com - Automobilistes: des milliers échappent aux PV en 2024 grâce aux garages fantômes en France

Des garages fantômes permettent d’éviter des PV. Automobilistes, les vérifications clés pour ne pas payer à la place des fraudeurs.

Vous payez vos contraventions sans discuter, mais d’autres passent entre les mailles. Des garages dits « fantômes » permettent à certains automobilistes d’éviter l’addition, parfois pendant des mois. Le système est discret, mais ses effets pèsent sur la confiance et sur la route.

Un circuit opaque, du SIV à la boîte aux lettres

Ainsi, des sociétés se déclarent « professionnels de l’automobile » pour enregistrer des cartes grises en masse. Les avis de PV sont ensuite envoyés à l’adresse de l’établissement, qui peut n’être qu’une boîte aux lettres. Par conséquent, les courriers reviennent, ou se perdent, et la procédure piétine.

Volkswagen — SUV noir. Un SUV récent, environ 9 000 km, s’affiche près de 25 000 euros.

Les services de l’État, dont l’Antai, multiplient les vérifications, pourtant le repérage reste difficile. Les dossiers s’enchaînent, et la responsabilité se dilue entre détenteur administratif et conducteur réel. Dans l’intervalle, des automobilistes roulent sans que les sanctions ne suivent.

« Le vide administratif crée un angle mort pour la sanction »

Pourquoi le système résiste et qui y perd

Le mécanisme exploite des failles très concrètes, aussi banales qu’efficaces. En cas de changement de détenteur non déclaré, la traçabilité se casse. Les preuves existent souvent, mais elles arrivent trop tard pour protéger les automobilistes réguliers.

Renault — Austral. Ce SUV au positionnement familial peut se négocier autour de 12 000 €.

  • Demander le nom réel du détenteur sur la carte grise
  • Contrôler l’existence légale du garage (SIREN, adresse)
  • Vérifier la cohérence des documents (cession, non-gage)
  • Se méfier des « dépôts-ventes » sans atelier visible
  • Éviter les paiements opaques et exiger un reçu

De plus, la charge se reporte sur la collectivité, et sur les assureurs qui peinent à recouvrer. En revanche, les victimes d’accidents se retrouvent parfois face à un propriétaire administratif introuvable. Par conséquent, des automobilistes réglos supportent une partie du coût caché.

Les failles techniques et les ripostes en cours

D’abord, le statut de « professionnel » dans le SIV donne des marges d’action utiles aux vrais garages. Néanmoins, il peut être détourné par des entités éphémères ou domiciliées sans activité réelle. Désormais, des contrôles croisés d’identités et d’adresses se renforcent.

Audi — Q3. Un SUV compact premium s’affiche parfois autour de 35 500 €.

Selon les services concernés, des audits sont lancés pour identifier les « structures boîtes aux lettres ». Ainsi, des fermetures administratives et des transmissions judiciaires sont signalées. Les automobilistes attendent, eux, des effets visibles sur les délais et les suites.

Porsche — dix. On évoque des stocks haut de gamme, autour de 10 unités, qui attirent l’œil des curieux. L’attrait du badge ne doit pas faire oublier les vérifications basiques.

Conseils pratiques pour ne pas se faire piéger

Audi — plus de 200. Sur certaines places de marché, on voit parfois mention de 200+ unités, ce qui doit inviter à la prudence. Un volume élevé n’est pas un problème en soi, mais il exige plus de contrôles.

Aussi, demandez un certificat de situation administrative récent, et l’identité du détenteur qui encaisse. En bref, le nom sur la facture doit correspondre au détenteur de la carte grise. Les automobilistes gagnent du temps en préparant ces vérifications simples.

Ce que disent les professionnels et ce qui change demain

Harley-Davidson — deux. Certaines offres mentionnent parfois 2 unités d’un même modèle, ce qui n’est pas rare pour un distributeur. En revanche, une adresse floue doit immédiatement alerter.

Des représentants de garages sérieux réclament plus de contrôles à l’entrée du statut « pro ». Ainsi, des preuves d’atelier, d’accueil du public et de stocks réels seraient exigées. Les automobilistes y gagneraient en clarté, et les filières grises reculeraient.

Scania — poids lourds, deux. Des annonces pour poids lourds peuvent citer 2 unités prêtes à livrer. Là encore, l’enjeu est de vérifier l’exploitation réelle du site et des cartes grises.