Cette arnaque à l'amende a coûté 3 800 euros à un retraité et ça pourrait vous arriver

Un retraité a été dépouillé de 3 800 euros à cause d'une arnaque à l'amende très bien ficelée. Vous devez faire attention !

À 67 ans, Eddie pensait être prudent avec ses finances. Pourtant, ce jeune retraité a perdu 3 800 euros à cause d’une arnaque à l’amende vraiment bien organisée. Nos confrères du média Le Progrès ont alerté sur cette escroquerie bien ficelée.

Une arnaque à l’amende très bien ficelée

Tout commence en septembre 2024. Eddie se rend à Nice pour participer aux championnats du monde de triathlon et utilise l’application PayByPhone pour régler son stationnement. Resté quatre jours sur place, il oublie de prolonger son ticket.

Il s’agit d’une petite erreur qui va servir de point d’ancrage aux escrocs. Quelques jours plus tard, il reçoit un SMS prétendant provenir de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions.

Cette dernière l’informe qu’il n’a pas réglé son amende. « Ça collait avec mon séjour à Nice et le fait que j’ai pu oublier de régler mon stationnement », a expliqué Eddie à nos confrères.

Un second SMS l’alerte sur une majoration imminente s’il ne paie pas rapidement. Sans se douter de l’arnaque, le retraité répond. Quelques minutes plus tard, une femme l’appelle et lui explique la procédure pour régler l’amende.

Elle évoque alors un prélèvement immédiat de 3 800 euros et lui demande son numéro de carte bancaire. Eddie suit les instructions. Il faut dire qu’il pensait bien agir pour régulariser sa situation.

Peu après, une seconde personne le contacte en se présentant comme une conseillère de La Banque Postale. Cette fausse banquière prétend que sa carte a servi à effectuer trois achats frauduleux et qu’il doit fournir son « Certicode » pour bloquer les opérations.

La perte de 3 800 euros

Le retraité transmet le code, convaincu de faire la bonne chose. Il ne réalise pas qu’il vient de valider le prélèvement de 3 800 euros. Vous l’aurez compris, il s’agit d’une arnaque à l’amende vraiment très bien ficelée.

Et pour cause, elle joue sur la rapidité et la peur pour pousser la victime à agir sans réfléchir. Quand Eddie comprend qu’il fait face à une arnaque, il tente de rappeler la fausse conseillère. Sans succès, elle est injoignable.

« J’ai été mis dans une situation de confiance, puis ils ont joué sur la rapidité et la peur », a-t-il expliqué. La situation se montre d’autant plus frustrante qu’Eddie connaissait ce type d’arnaque.

Sa propre fille avait déjà subi une escroquerie similaire. Le retraité a déposé plainte et contacté sa banque pour tenter de récupérer les 3 800 euros suite à l’arnaque à l’amende. Malheureusement, l’établissement a alors refusé le remboursement.

La banque a estimé que le client a commis une faute en communiquant ses codes de sécurité. Son statut de victime n’est pas reconnu. Depuis cet épisode, Eddie fait preuve d’une grande prudence.

« Je ne fais absolument plus confiance »

Il a alors avoué : « Je ne fais absolument plus confiance. Même si mon vrai conseiller m’appelle, je préfère me déplacer« . Les autorités rappellent que les établissements bancaires ne demandent jamais à leurs clients de communiquer leurs mots de passe ou codes de validation par téléphone.

De plus, vous ne devez utiliser aucun lien ou QR code pour effectuer des opérations bancaires. Malgré ces consignes, les escrocs continuent donc de cibler les personnes en utilisant des scénarios crédibles autour d’une amende ou d’un paiement urgent.

Cette affaire montre que l’arnaque à l’amende peut coûter des milliers d’euros. Les retraités restent souvent ciblés. En revanche, cette arnaque peut toucher tout le monde. Sachez que la vigilance reste alors la meilleure protection contre ce type d’escroquerie.

Pour éviter de tomber dans ce piège, vous ne devez donc jamais communiquer ses codes bancaires par téléphone ou par mail. Vérifier directement auprès de sa banque et privilégier les déplacements en agence permet aussi de sécuriser ses opérations.