Face à la nouvelle baisse du taux du Livret A qui arrive en février, voici ce que vous devez faire en fonction de votre profil !
Le Livret A traverse une période inédite. Pour la première fois depuis dix ans, ce placement emblématique affiche une décollecte sur une année complète. En 2025, les retraits ont dépassé les dépôts de 2,12 milliards d’euros, selon les chiffres de la Caisse des Dépôts.
La nouvelle baisse du taux du Livret A
Cette situation s’explique par un contexte précis. Les encours restent très élevés, proches de leurs records historiques, mais les flux se sont inversés. Autrement dit, l’argent déjà placé continue de produire des intérêts.
Tandis que les nouveaux versements ralentissent. Cette évolution invite à réfléchir à la bonne stratégie à adopter face à la baisse progressive du taux du Livret A. Le principal facteur de cette décollecte vient de l’évolution du rendement.
Le taux du Livret A est passé de 3 % à 2,4 % en février 2025, avant de reculer à 1,7 % en août. Une nouvelle diminution reste prévue au 1ᵉʳ février 2026, avec un taux fixé à 1,5 %. Vous l’aurez compris, cela réduit donc l’attractivité du placement pour les sommes qui dépassent l’épargne de précaution.
Les chiffres mensuels confirment cette tendance. Dès le printemps 2025, le Livret A a enregistré des sorties nettes, avec un mois d’avril très marqué. Sur la même période, le LDDS a mieux résisté. D’autres produits réglementés ont aussi montré des signes de repli.
Le Livret A reste solide. En revanche, son rendement facial ne suffit plus à convaincre de tout y laisser. Le Livret A conserve des atouts majeurs. Il offre une liquidité immédiate, une garantie de l’État et une exonération totale d’impôts et de prélèvements sociaux.
Le choix pour les profils prudents
Ces caractéristiques en font un outil idéal pour sécuriser l’argent destiné aux dépenses imprévues. Pour la majorité des profils, il reste pertinent de conserver sur le Livret A l’équivalent de deux à trois mois de dépenses courantes.
Cette réserve permet de faire face à une réparation urgente, à une perte temporaire de revenus ou à un imprévu familial. En dessous de ce seuil, le risque de manquer de liquidités augmente. Au-delà, le rendement plus faible limite l’intérêt de surdimensionner cette épargne.
Les profils prudents peuvent conserver une part importante sur le Livret A, tout en acceptant un rendement plus modeste. La priorité reste la sécurité et la disponibilité. Dans ce cas, compléter avec un LDDS permet de répartir l’épargne tout en restant sur des supports similaires.
Le choix pour les profils intermédiaires et dynamiques
Les profils intermédiaires peuvent arbitrer une partie de l’excédent vers l’assurance-vie en fonds en euros. En 2025, ces supports affichent des rendements moyens autour de 2,6 à 2,7 %. Ils restent relativement sûrs.
Et ce, même si la liquidité se montre légèrement moindre que celle du Livret A. Cette solution convient donc pour une épargne de moyen terme. Les profils plus dynamiques peuvent envisager une diversification plus large.
Ils peuvent opter pour des unités de compte en assurance-vie ou d’autres placements adaptés à un horizon long. Le Livret A conserve alors un rôle de socle. En revanche, sachez qu’il ne constitue plus le cœur de la stratégie.
Le Livret d’épargne populaire, quant à lui, mérite une attention particulière. Réservé aux ménages modestes, il offre un taux plus attractif que le Livret A. Malgré cela, le LEP a lui aussi connu une décollecte marquée en 2025.
Pour les foyers éligibles, ce produit reste pourtant prioritaire. Et pour cause, son rendement compense mieux l’inflation. La baisse du taux du Livret A ne signifie pas qu’il faille le vider. Il faut plutôt opter pour un rééquilibrage.