Voici la raison pour laquelle vous ne percevez pas le RSA en plus de votre Allocation adultes handicapés, AAH !
De nombreux bénéficiaires de l’AAH s’interrogent sur l’impossibilité de percevoir le RSA en complément. La question revient souvent. C’est notamment le cas lorsque les ressources restent modestes malgré l’allocation.
L’obtention de l’AAH
L’Allocation aux adultes handicapés, plus connue sous le nom d’AAH, vise à garantir un revenu minimum aux personnes en situation de handicap. Elle concerne, sauf exceptions, les personnes âgées de 20 ans et plus dont le taux d’incapacité atteint au moins 80 %.
Ce taux reste évalué par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées, la CDAPH. En 2025, le montant maximal de l’AAH s’élève à 1 033,32 euros par mois. Face à ce montant, beaucoup se demandent pourquoi le RSA ne vient pas compléter cette aide.
Le RSA a pour objectif d’assurer un revenu minimum aux personnes sans ressources suffisantes. Son montant forfaitaire reste inférieur à celui de l’AAH pour une personne seule. Il atteint 646,52 euros par mois, ou 568,94 euros lorsque le forfait logement est appliqué.
Cette différence explique une grande partie de la situation. Dans la majorité des cas, l’AAH dépasse le montant du RSA. Lorsque deux prestations poursuivent un objectif similaire, l’administration applique un principe simple.
L’aide la plus élevée prime. Le RSA ne se verse donc pas lorsque l’AAH couvre déjà un niveau de ressources supérieur au seuil du RSA. Ce mécanisme évite le cumul automatique de prestations destinées au même usage.
Un cumul envisageable dans cette situation
L’AAH fonctionne ainsi comme un minimum social à part entière. Elle remplit un rôle équivalent, voire supérieur, à celui du RSA. Pour cette raison, la CAF considère souvent que le versement du RSA n’a plus lieu d’être lorsque l’AAH atteint son plafond.
Cette règle s’applique même lorsque la situation financière reste fragile. En revanche, certaines situations particulières permettent un cumul entre l’AAH et le RSA. Cette possibilité reste encadrée et concerne un public bien précis.
Le site Service-Public.fr rappelle que le cumul reste envisageable « si vous remplissez les conditions requises ». Ces conditions dépendent avant tout de la situation professionnelle et des revenus perçus.
La Fédération des malades handicapés apporte des précisions importantes sur ce point. L’organisme explique que « les conditions pour obtenir le cumul dépendent du statut professionnel du demandeur, de ses revenus salariés ou non-salariés et du manque à gagner de par son handicap ».
Cette configuration concerne surtout des personnes sans emploi stable ou confrontées à une activité très précaire. Dans ces cas précis, le RSA peut jouer un rôle de complément temporaire. Il sert alors à compenser une perte de revenus liée à une reprise d’activité difficile ou insuffisante.
Une prestation indispensable pour beaucoup
Le calcul repose sur une évaluation globale des ressources du foyer. Chaque situation fait l’objet d’une analyse individualisée par la CAF. L’AAH reste tout de même la prestation principale pour les personnes en situation de handicap.
Elle a vu le jour pour offrir une sécurité financière minimale, indépendamment de l’accès à l’emploi. Cette logique explique pourquoi le RSA n’est pas systématiquement versé en complément.
Le système privilégie la stabilité plutôt que la multiplication des aides. Cette organisation peut susciter de l’incompréhension. Beaucoup de bénéficiaires estiment que le coût de la vie rend l’AAH insuffisante.
Et ce, malgré son montant supérieur au RSA. Pourtant, sachez que le cadre légal repose sur des plafonds stricts qui laissent peu de marge d’interprétation.