Il se pourrait bien qu'une revalorisation de l'Agirc-Arrco se fasse après le gel. Une bonne nouvelle pour les bénéficiaires !
La question de la revalorisation des pensions complémentaires revient au centre des discussions sociales. Après une année marquée par un gel des montants de l’Agirc-Arrco, de nombreux retraités du privé espèrent une évolution en 2026.
Vers une revalorisation de l’Agirc-Arrco ?
Le régime Agirc-Arrco concerne près de 14 millions de personnes. Sachez que cela donne à chaque décision un impact majeur sur le pouvoir d’achat. À l’automne dernier, les négociations ont pourtant fini par se solder par un échec.
Comme le rappelle un article du média Les Échos, les partenaires sociaux n’ont pas réussi à trouver un terrain d’entente. Les syndicats réclamaient une hausse comprise entre 0,2 % et 1 % dès le 1ᵉʳ janvier 2026.
Le patronat, de son côté, se limitait à une proposition minimale. Faute d’accord, la règle automatique a fini par s’appliquer et les pensions Agirc-Arrco ont fait l’objet d’un gel pour 2026. Ce gel n’a d’ailleurs pas calmé les relations entre syndicats et organisations patronales.
Bien au contraire. Les tensions ont continué de s’accentuer autour de la gouvernance du régime Agirc-Arrco. Les discussions ont repris dans un cadre plus large. Elles ont mêlé emploi, assurance-chômage et modèle productif.
Mercredi 28 janvier, les principaux responsables syndicaux et patronaux ont fini par se retrouver au Medef pour relancer le dialogue. À la sortie de cette réunion, Patrick Martin, président du Medef, a tenu à rassurer sur l’état d’esprit des échanges.
« Je suis prêt à bouger »
« La tonalité a été franche, constructive », a-t-il déclaré. François Hommeril, représentant de la CFE-CGC, a aussi souligné l’utilité de cette rencontre. Il l’a jugé nécessaire pour « bien s’expliquer ».
Très vite, le dossier Agirc-Arrco a donc fini par s’imposer comme un point incontournable des discussions. Les syndicats ont posé une condition claire. La poursuite des négociations dépend de la réouverture du dossier des retraites complémentaires.
Face à cette pression, le patronat a fini par accepter de revoir sa position sur l’Agirc-Arrco. Plusieurs responsables patronaux ont exprimé une volonté d’avancer. Michel Picon, président de l’U2P, a fait plus de précisions sur le sujet.
Il a affirmé : « On va se concerter mais je suis prêt à bouger » sur l’Agirc-Arrco. Cette déclaration marque donc un véritable tournant après des mois de blocage. Les syndicats restent tout de même vigilants.
Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, a rappelé les priorités : « A court terme, on doit régler nos différends sur les retraites complémentaires et tout le monde doit s’engager dans la négociation sur l’assurance-chômage ».
Un nouveau rendez-vous très attendu
Sophie Binet, pour la CGT, a d’ailleurs tenu un discours similaire. « Il faut aboutir sur l’assurance-chômage dont les discussions sont encalminées et les retraites complémentaires pour pouvoir engager d’autres discussions », a-t-elle alors indiqué.
Patrick Martin a reconnu que le climat n’avait pas toujours été favorable. Il a évoqué la nécessité de « reprendre la discussion en temps et en heure dans un esprit plus ouvert ».
Du côté de la CFTC, Cyril Chabanier a aussi réussi à se montrer confiant. Il se dit « assez optimiste sur le fait que la revalorisation ne reste pas à zéro ». Un nouveau rendez-vous reste désormais fixé à mi-mars 2026.
Cette échéance interviendra après la fin des négociations sur l’assurance-chômage. Selon Amir Reza-Tofighi, président de la CPME, cette rencontre servira de « test » entre partenaires sociaux. L’avenir de la revalorisation Agirc-Arrco dépendra largement de ce climat de confiance.
Chaque année, les règles du régime prévoient que la revalorisation prenne en compte plusieurs facteurs. L’inflation, la conjoncture économique et le niveau des réserves jouent un rôle central. En l’absence d’accord, aucune hausse ne s’applique.