Une rumeur a révélé qu'Aldi avait l'intention de fermer ses points de vente en France. Voici ce qu'il faut savoir à ce sujet !
Depuis plusieurs jours, une rumeur insistante circule autour d’Aldi et de son avenir en France. Certains articles ont évoqué une possible fermeture des magasins du discounter allemand dans l’Hexagone.
Une enseigne bien implantée en France
L’information a rapidement inquiété les consommateurs, mais aussi les salariés, tant l’enseigne reste bien implantée sur le territoire. Face à ces interrogations, faut faire le point à partir des éléments disponibles et des réactions officielles.
Tout est parti de révélations publiées dans la presse économique. Selon le média spécialisé La Lettre, « le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l’Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d’étudier un scénario de cession de sa filiale française ».
Cette phrase a suffi à alimenter l’idée d’un possible retrait du marché français. Une telle hypothèse a provoqué un véritable choc dans le secteur de la grande distribution. Aldi représente le huitième distributeur alimentaire en France.
Selon Kantar WorldPanel, l’enseigne détient environ 3 % de parts de marché. Le groupe exploite près de 1 300 magasins dans l’Hexagone. Dans certaines régions, sa présence reste particulièrement forte.
Le Grand Est compte à lui seul 158 points de vente, dont 82 situés en Lorraine. Une fermeture généralisée aurait donc des conséquences économiques et sociales majeures. Face à l’ampleur de la rumeur, Aldi a rapidement tenu à réagir.
« Aldi reste pleinement et durablement engagé sur le marché »
Contactée par La Semaine, l’enseigne a formellement démenti toute volonté de quitter la France. Par la voix de son service communication, le groupe affirme : « Aldi reste pleinement et durablement engagé sur le marché [français] ».
Avant de poursuivre : « Depuis des années, nous réalisons d’importants investissements dans notre gamme de produits ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique ».
Aldi insiste également sur les changements récents opérés en interne. L’enseigne rappelle que « depuis son arrivée en 2023, Pascal Hirth, CEO Aldi France a engagé de nombreuses actions structurantes visant à renforcer la présence d’Aldi en France et ces dernières montrent des résultats positifs ».
Selon le groupe, cette dynamique s’inscrit dans une vision de long terme. « Notre stratégie est clairement axée sur le développement et la croissance en France avec une vision et un engagement à long terme », a précisé encore la communication d’Aldi, citée par La Semaine.
Le discours se veut rassurant et s’appuie sur des chiffres concrets. Le service communication indique qu’Aldi ouvre environ une centaine de magasins chaque année en France. Une telle politique d’expansion semble difficilement compatible avec un projet de fermeture massive.
Une mise au clair
L’enseigne cherche ainsi à montrer que les investissements se poursuivent, malgré un contexte économique tendu. Aldi rappelle aussi un point souvent méconnu du grand public. Le groupe se divise en deux entités totalement indépendantes.
Aldi Nord et Aldi Sud ne partagent pas les mêmes stratégies ni les mêmes marchés. À ce sujet, l’entreprise a indiqué : « Aldi Nord exploite les magasins en Allemagne, en France, en Pologne, en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg, en Espagne, au Portugal ».
Et de poursuivre « Les spéculations indiquant que nous souhaiterions nous séparer de nos magasins en France pour nous développer aux États-Unis sont infondées. Les deux pays ne sont pas gérés par le même groupe« .
Cette mise au point vise à couper court aux interprétations liées à des choix internationaux. Aldi Nord, qui gère les magasins français, n’a donc aucun lien stratégique avec une éventuelle expansion aux États-Unis.