Android 17 arrive en juin 2026 avec Gemini intégré au cœur du système. Voici la date de sortie, les nouveautés et les smartphones compatibles.
Google prépare une mise à jour majeure de son système d’exploitation mobile, et la question est sur toutes les lèvres : votre smartphone sera-t-il capable d’en profiter pleinement ? Android 17, dont le nom de code interne est « Cinnamon Bun », s’annonce comme un tournant profond, bien au-delà des retouches visuelles habituelles. De Gemini à la sécurité renforcée, les changements touchent chaque couche du système.
Un calendrier bousculé pour la nouvelle version de Google
Cette année, Google a rompu avec ses propres habitudes. La Developer Preview de février a disparu au profit d’une bêta publique directe, diffusée via le canal « Canary ». La Beta 1 a été publiée le 13 février 2026, marquant un départ plus rapide que prévu.
La version stable est attendue courant juin 2026. Comme toujours, les Google Pixel seront servis les premiers. Le déploiement se fera ensuite de façon progressive chez les autres constructeurs.
Samsung prépare de son côté One UI 9, basée sur ce nouveau socle logiciel. Plusieurs indices suggèrent un déploiement à partir de l’été 2026, possiblement autour du lancement des Galaxy Z Fold 8 et Z Flip, sans oublier les Galaxy S26.
« Google place Gemini au cœur même d’Android et pose les bases d’un OS qui agit à votre place, pas seulement pour vous répondre. »
Faut-il encore installer la bêta en juin 2026 ?
Avec la sortie stable imminente, les utilisateurs de Pixel peuvent désormais choisir d’attendre quelques semaines. S’exposer aux bugs d’une bêta présente peu d’intérêt à ce stade.
Pour ceux qui souhaitent tout de même tester en avant-première, la procédure reste simple : rendez-vous sur le site Android Beta Program, connectez votre compte Google, sélectionnez votre appareil Pixel, puis attendez la mise à jour OTA dans les réglages du téléphone.
Les grandes nouveautés du nouveau système d’exploitation de Google
Au-delà des retouches esthétiques, la Google I/O 2026 a confirmé une refonte profonde. Android 17 introduit une couche d’intelligence artificielle intégrée au cœur même du système, et non plus comme une application distincte. Ainsi, l’expérience entre le smartphone, la tablette et le PC tend vers une vraie unification.
Gemini n’est plus une application que l’on ouvre séparément. Il peut désormais enchaîner des tâches complexes de façon autonome : chercher un e-mail dans Gmail, remplir un panier Amazon, réserver un cours de yoga ou compléter un formulaire en ligne, sans intervention entre chaque étape.
Cette capacité agentique s’étend aussi à Chrome, via une fonction baptisée Chrome Auto Browse, disponible fin juin. Gemini pourra ainsi remplir des formulaires complexes ou finaliser une réservation directement depuis le navigateur. Les fonctions les plus avancées de Gemini Intelligence resteront, à leur lancement, réservées aux appareils haut de gamme.
- Rambler : un module Gboard qui nettoie la dictée vocale en temps réel, supprimant tics de langage et répétitions.
- Create My Widget : création de widgets personnalisés par description simple, compatibles avec l’écran d’accueil et les montres Wear OS.
- Pause Point : un écran de pause de dix secondes à l’ouverture des applications signalées comme sources de distraction, dont la désactivation exige un redémarrage du téléphone.
- Screen Reactions : incrustation d’une fenêtre de selfie dans une vidéo sans fond vert, directement depuis l’OS.
- Desktop Mode : un mode bureau complet qui transforme le smartphone en unité centrale une fois relié à un écran externe.
Interface, photo et vidéo : des changements concrets au quotidien
L’interface subit aussi une rupture notable : Google confirme la séparation du volet de notifications et des réglages rapides (Quick Settings). Ce changement risque de diviser les puristes, mais aligne le système sur certains standards du marché.
Du côté de la photo, un partenariat avec Meta permet à Instagram de profiter de la capture en Ultra HDR, d’une meilleure stabilisation vidéo native et du mode Night Sight directement depuis l’application. Par ailleurs, le support natif du codec VVC (H.266) promet une qualité d’image identique pour des fichiers beaucoup plus légers, une aubaine pour ceux qui filment en haute résolution.
Adobe Premiere arrive nativement sur Android, avec des capacités d’édition vidéo intégrées à Gemini : remix de séquences, changement d’angles et génération d’images. C’est un tournant réel pour les créateurs de contenu qui travaillent depuis leur smartphone.
Sécurité, compatibilité et la question du matériel requis
La nouvelle version du système de Google se transforme aussi en forteresse. Pour lutter contre le vol de données bancaires, le système bloque automatiquement la lecture des SMS contenant un code OTP par les applications tierces pendant trois heures. La fonction Live Threat Detection utilise l’IA pour analyser le comportement des applications en continu et bloquer celles qui tentent de superposer des fenêtres invisibles.
En cas de vol physique, marquer un appareil comme perdu exige désormais une authentification biométrique – visage ou empreinte – pour désactiver la géolocalisation ou couper les réseaux. Le système génère aussi un journal d’investigation crypté baptisé Intrusion Logging. De plus, un nouveau bouton permet de n’accorder l’accès au GPS qu’une seule fois pour une action précise.
Sous le capot, le Wi-Fi Ranging gagne en précision grâce à la norme 802.11az, permettant une localisation intérieure quasi centimétrique. Le gestionnaire d’appareils compagnons s’enrichit de profils dédiés aux dispositifs médicaux et aux traqueurs de fitness, simplifiant leur configuration.
Quels smartphones recevront la mise à jour et à quel prix matériel ?
Tous les Pixel équipés d’une puce Tensor de première génération sont compatibles avec la bêta : de la série Pixel 6 jusqu’aux Pixel 10, 10 Pro, 10 Pro XL et 10 Pro Fold, en passant par les Pixel 7, 8, 9 et leurs variantes, le Pixel Fold première génération et la Pixel Tablet. Le support des Pixel 6 et 6 Pro doit s’arrêter en octobre ; il s’agira probablement de leur dernier programme bêta majeur.
Pourtant, une fracture s’annonce nette. Pour faire tourner localement le modèle Gemini Nano v3, Google impose un minimum de 12 Go de mémoire vive et un processeur de toute dernière génération. Par conséquent, même des appareils récents comme la majorité de la gamme Pixel 9, le Samsung Galaxy Z Fold 7 ou le OnePlus 13 pourraient rester privés des capacités agentiques locales.
La pleine exploitation du nouveau système serait ainsi réservée aux Pixel 10 (hors modèle 10a), à la gamme Galaxy S26 et à la série OnePlus 15. Les appareils moins récents devront, en revanche, s’en remettre au cloud pour accéder à ces fonctions avancées. Android 17 dessine donc deux catégories de smartphones : ceux qui réfléchissent par eux-mêmes, et les autres.