ASPA : vous n'aurez plus droit à cette aide en 2026 si vous dépassez cette somme

Il y a une somme que vous ne devez pas dépasser en 2026 si vous souhaitez continuer à bénéficier de l'ASPA !

L’Allocation de solidarité aux personnes âgées, plus connue sous le nom d’ASPA ou minimum vieillesse, reste une aide vraiment très importante pour de nombreux seniors aux revenus modestes. En 2026, ce dispositif va évoluer à la fois sur le montant versé et sur les plafonds de ressources à respecter.

Les montants à ne pas dépasser pour toucher l’ASPA

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, l’ASPA a bénéficié d’une revalorisation de 0,9 %. Et ce, afin de tenir compte de l’inflation. Cette hausse représente tout de même un soutien non négligeable pour les personnes âgées dont le budget reste très serré.

Le montant maximal passe ainsi à 1 043,59 euros brut par mois pour une personne seule, contre 1 034,28 euros auparavant. Pour un couple, l’allocation atteint désormais 1 620,18 euros brut mensuels, contre 1 605,73 euros en 2025.

Cette augmentation s’accompagne d’une évolution tout aussi importante, mais parfois moins connue. Il s’agit de celle des plafonds de ressources. L’ASPA ne fait pas l’objet d’un versement automatique. Elle dépend strictement des revenus perçus par le demandeur.

Dès que les ressources dépassent un certain seuil, sachez que le droit à l’aide disparaît totalement ou se réduit fortement. Pour l’année 2026, le plafond annuel à ne pas dépasser reste de 12 523,14 euros brut pour une personne seule.

Cela correspond exactement au montant mensuel maximal de l’ASPA, soit 1 043,59 euros par mois. Pour un couple, la limite annuelle reste fixée à 19 442,21 euros brut, soit 1 620,18 euros par mois.

Une règle à connaître

Ces chiffres ont donc fait l’objet d’une revalorisation de 0,9 % par rapport à l’année précédente. Ces seuils restent tout de même déterminants pour les retraités concernés. Un dépassement, même léger, peut entraîner la perte totale de l’ASPA.

Une pension de retraite un peu plus élevée, un complément de revenu ou une aide régulière peuvent suffire à franchir la limite. De nombreux bénéficiaires surveillent donc attentivement leurs ressources. Et ce, afin d’éviter toute mauvaise surprise lors du contrôle annuel.

Il est important de rappeler que l’ASPA possède une particularité souvent méconnue. Les sommes versées ne sont pas définitivement acquises. Après le décès du bénéficiaire, l’État peut récupérer les montants perçus sur la succession.

C’est le cas si l’actif net dépasse un certain seuil. Cette règle concerne aussi bien les personnes seules que les couples et doit être prise en compte lors de la gestion du patrimoine. Certaines personnes peuvent aussi bénéficier des exonérations fiscales.

Les bénéficiaires de cette allocation, tout comme ceux de l’allocation supplémentaire d’invalidité, restent exonérés de taxe foncière sur leur résidence principale. Cette exonération représente un avantage financier important.

Une exonération de la taxe foncière

C’est surtout le cas dans un contexte de hausse régulière des impôts locaux. Pour les personnes âgées de 65 à 75 ans qui ne perçoivent pas l’ASPA, un abattement de 100 euros sur la taxe foncière reste possible. Et ce, sous conditions de ressources.

En 2026, le revenu fiscal de référence à ne pas dépasser a fait l’objet d’une revalorisation de 1,1 %. Il ne doit pas excéder 12 818 euros pour la première part. Auxquels s’ajoutent 3 423 euros pour chaque demi-part supplémentaire.

Sachez qu’il y a aussi eu un ajustement des tranches de l’impôt sur le revenu afin de limiter l’impact de l’inflation sur les ménages modestes, y compris les retraités. Malgré ces allègements, certaines charges restent incontournables.

La taxe d’enlèvement des ordures ménagères continue de s’appliquer à tous les propriétaires. Y compris les bénéficiaires de l’ASPA. Son montant varie selon les communes. Il tend d’ailleurs à augmenter chaque année. Cela pèse alors sur le budget des foyers modestes.