BlogDossierLes crimes sexuels au Japon sont encore tabous, mais une femme brise le silence

Les crimes sexuels au Japon sont encore tabous, mais une femme brise le silence

Les droits de femmes ne sont pas encore tout à fait respectés partout dans le monde. De nombreux crimes sexuels restent impunis ou passent même sous silence.

Des méfaits qui passent sous silence

Au le système judiciaire et social ne protègent pas les victimes d’abus sexuels. Pourtant le est connu pour avoir l’un des taux de les plus faibles des pays développés.

De nombreuses victimes de préfèrent se taire selon Mari Miura, professeur de sciences politiques à l’Université Sophia de Tokyo.

Près des trois quarts des victimes de viol ne parlent à personne de ce qu’elles ont subi. Pourtant d’après une enquête gouvernementale de 2015, une femme japonaise sur 15 a été violée ou forcée d’avoir des rapports sexuels.

Selon des statistiques du ministère de la Justice seulement un tiers des cas de viol sont portés devant les tribunaux. Un triste exemple, le procureur de Yokohama qui abandonne l’affaire de viol collectif sur une adolescente, par 6 étudiants d’une grande université.

Une femme courageuse qui décide de témoigner

C’est surtout la journaliste Shiori Ito, qui a brisé le silence sur les horribles abus sexuels que les femmes peuvent subir au .

Maintenant âgée de 28 ans, elle raconte son calvaire de viol dans un livre intitulé, Blackbox. Un témoignage qui a aussi permis d’ouvrir le débat sur le harcèlement au Japon avec le #Metoo.

Saori Ikeuchi, ancienne législatrice et activiste de la diversité des genres, critique d’ailleurs la pression conformiste au Japon. Cela décourage les femmes à s’exprimer ou à dire «non» à beaucoup de choses, y compris les rapports sexuels non désirés.

Le témoignage de Shiori Ito aidera peut-être d’autres victimes à prendre la parole et poursuivre leur bourreau. Un calvaire qui a commencé lorsqu’elle avait 26 ans et qui l’a conduit à traîner en justice Noriyuki Yamaguchi.

Ce dernier est un biographe et ami proche du Premier ministre, Shinzo Abe. Noriyuki Yamaguchi était le responsable du bureau de Washington de la chaine de télévision TBS.

Une prise de parole plein d’aplomb et une maturité qui impose le respect. Ainsi le Japon a un cran de retard sur la reconnaissance du harcèlement sexuel et les agressions sexuelles. Heureusement, des femmes osent parler pour faire avancer les choses.

Publié le 3 mars 2018 à 10:20, par :
Ambre Leclerc

Thématiques :

Les dernières publications


Contact | Mentions Légales | Confidentialité | Copyright © 2003-2019 | Tuxboard : concentré de news fraîches