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BlogCars & BikesEt si on faisait un petit tour aux Ford Performance Days chez M-Sport à Dovenby Hall

Et si on faisait un petit tour aux Ford Performance Days chez M-Sport à Dovenby Hall

De notre envoyé spécial, Stéphane, en Angleterre.

GT, Mustang Bullitt, Focus ST, Raptor… Des noms qui sentent bon le troupeau de cheval vapeur et le couple ravageur. Ford Performance nous a offert la chance de nous installer au volant de ces véhicules de légende, mais pas seulement…

Lorsque j’ai reçu l’invitation de la part de Ford Performance, accompagnée du programme des festivités, j’étais sur un nuage. J’étais comme un enfant à qui on aurait annoncé que Noël serait en avance cette année. Mais genre un Noël dans un parc d’attraction dont le thème serait Forza Motorsport, où nous pourrions conduire des voitures de rêve.


Et comme si ce n’était pas suffisant, nous avons pu profiter des locaux et infrastructures de M-Sport. Pour les moldus automobiles, M-Sport c’est plus de 20 ans de partenariat avec Ford dans le championnat du monde des rallyes automobiles, dont un titre de constructeur en 2017, et les titres de champion WRC 2017 et 2018 pour Sébastien Ogier sur Fiesta. Pas mal pour une écurie privée…

Nous arrivons sur le lieu des festivités juste après midi sous un magnifique temps anglais avec lequel il faudra composer pendant 2 jours. Pour la cure de vitamine D, on repassera.
On nous divise en plusieurs groupes et nous explique que nous enchaînerons les sessions de conduite et autres présentations à un rythme bien soutenu.


Un programme bien chargé, il n’aurait pas fallu se perdre lors de l’essai d’un véhicule, ç’aurait été dommage de rater la moindre session..

Mon groupe commence tranquillement par la visite du musée M-Sport. Un petit tour dans le passé pour nous remémorer les gloires de leurs différents bolides. Puis nous nous dirigeons vers les ateliers où aucune prise de vue ne sera autorisée afin de ne pas dévoiler les secrets maison. Un bref passage dans le présent (et un peu le futur) où nous pouvons nous rendre compte des centaines, voire milliers d’heures, passées à démonter, optimiser, puis remonter ces monstres de précision que sont les WRC, R5, Bentley Continental GT3 et autre Jaguar I-PACE eTROPHY.

On nous mène ensuite au circuit d’essai. À peine arrivés et nos yeux s’illuminent. Sont alignées devant nos yeux quelques Bullitt, et 2 .
À peine le temps d’admirer les bolides, on nous enfonce un casque sur la tête et on rentre chacun dans sa Bullitt. C’est parti pour un tour de reconnaissance du circuit au volant de l’étalon.
Je tâtonne un peu, je prends mes marques, ici il fait freiner fort, là tu peux écraser la pédale de droite, et le tour est déjà fini. L’accompagnant descend de la voiture et claque la porte avec un grand sourire. « Have fun! » me dit-il. Me voilà parti pour 2 tours solo. Et du fun j’en ai eu.


Comme toujours je me dis que c’est peut-être la dernière fois que je pourrai mettre les fesses dans le véhicule, donc je veux voir ce qu’il a sous le capot. Les 460 ch du V8 rugissent dans l’habitacle quand on met le pied au plancher, et les 529 Nm de couple sont bien présents pour nous rappeler qu’on est au volant d’un bon vieux muscle car américain.

J’ai été agréablement surpris par son comportement routier. Je m’attendais un peu à ce qu’elle soit à l’aise en ligne droite mais maladroite en courbes, eh bien pas du tout. Le comportement était plutôt sain en virage malgré la piste mouillée du jour. Ça a glissouillé un peu à la sortie d’un virage pris un peu trop fort pour mon niveau de conduite (j’avoue que je cherchais un peu à la mener en glisse..), mais sinon ça accrochait étonnamment bien.

Place à la conduite de la !

Les 2 tours sont déjà terminés, on m’invite à présent à prendre le volant de la GT.

Là on rentre dans une autre dimension. Y’a pas assez de superlatifs pour décrire la supercar. Elle est trop tout. À commencer par être méchamment trop belle. Je trouve qu’aucune photo n’arrive à retranscrire fidèlement ce qu’on a sous les yeux. Elle dégage quelque chose.

On démarre pour 2 nouveaux tours. Je pense que c’est la première et dernière fois que j’aurai 647ch sous le pied. D’ailleurs à peine le pied posé sur la pédale d’accélérateur, et le moteur monte dans les tours à une vitesse folle. On se sent collé à la route. On fait corps avec la machine.
C’est incroyable de puissance, tant dans la montée en régime moteur que dans le mordant du freinage. Je suis vraiment impressionné par l’efficacité de la machine. Les encadrants Ford nous disent #Playmore, je leur répond #NeverEnough..

J’en redemande mais c’est déjà fini. Enfin presque. On me demande de monter en passager dans la GT d’à côté, pour un tour avec un de leurs pilote maison, Sebastian Priaux. À tout juste 18 ans il roule sur Mustang GT4 dans le championnat GT britannique et marche dans les pas de son père Andy.
En bref il m’a montré que je n’avais exploité que 20% des capacités de la voiture, et sa conduite m’a gentiment rappelé qu’être pilote automobile, c’est un métier.

Ç’en est terminé pour les essais sur circuit. On nous propose maintenant d’aller rouler sur route avec la dernière Focus ST. J’ai pu prendre le volant du modèle 2.3L EcoBoost (essence donc..) de 280 ch et 420 Nm pour le couple entre 3000 et 4000 tr/min. Elle est également disponible en version diesel, le 2.0L EcoBlue délivrant 190ch et 400 Nm de couple entre 2000 et 3000 tr/min (360Nm à 1500 tr/min).

Après les essais sur circuit, j’ai tenté de me remettre de mes émotions, et de juger cette bombinette à sa juste valeur. Mais mon ressenti a forcément été biaisé, d’une part par l’expérience précédente, et d’autre part car la conduite avec volant à droite était une première pour moi.

La ST bénéficie de toutes les technologies dont sont équipées les autres versions de la Focus, que je vous avais présentées dans un test précédent.
Les équipes de Ford Performance ont rajouté une louche de technologie, et on le sent à son volant. Ils ont su rendre le comportement plutôt sportif, avec une bonne tenue de route bien ferme. Mais alors que je m’attendais à ce que ce soit un peu « tape-cul », les suspensions gomment tout de même les imperfections de la route lorsque le revêtement est abîmé.
Les sièges avant Recaro sont confortables tout en rappelant le côté sport de la voiture.
J’ai apprécié le bouton au volant qui permet de changer rapidement de mode de conduite, voire de passer en mode Sport en seulement une pression. Ça change des molettes cachées on ne sait où.

Comme souvent, à peine ai-je essayé le quart de ce que j’aurais aimé voir, et il est temps de rendre le véhicule. J’arrive à négocier un dernier tour de roue en Mustang GT, et ç’en est fini de cette journée de dingue.

Fini le bitume, maintenant, c’est Off-road !

Le lendemain, on nous emmène en forêt pour la suite des aventures en off-road. On commence par un tour en Ranger Raptor sur route. Le véhicule est disponible en France avec un diesel EcoBlue Bi-turbo 2.0l de 213ch.
Le bilan de ce petit tour, c’est que malgré tous les côtés sportifs de ce Ranger sur-vitaminé, les 5 occupants du véhicule étaient installés comme dans un salon. Deux bons canapés à l’avant, et une banquette confortable à l’arrière.

La touche « toujours plus » du pick-up ? Des palettes au volant en magnésium ! Pourquoi ? A mon avis parce que c’est bon pour l’équilibre nerveux et musculaire le magnésium, considéré comme le meilleur antistress naturel ! Certains mangent du chocolat noir pour avoir leur dose, Ford a pensé à notre santé, et c’est en frottant les doigts derrière le volant qu’on la prend…
Et c’est donc en toute décontraction que je peux aller essayer les capacités de franchissement du bolide sur un chemin mi-boue/mi-branches concocté spécialement pour nous. C’est assez déconcertant de facilité, on me demande de passer là où je n’aurais jamais eu l’idée de poser le moindre pneu, et ça roule tout simplement.

Nous approchons de la fin de ces essais, mais Ford nous a réservé une dernière dose d’émotions, plus au volant mais en tant que passager. On nous conduit à la piste d’entraînement de M-sport, une boucle terre/boue/gravier d’environ 3,5 km sur laquelle nous allons pouvoir faire un tour, d’abord en Raptor, puis en Fiesta WRC. 

Bon déjà en Raptor, c’est sympa de voir comment le véhicule peut se comporter à haute vitesse sur ce genre de revêtement. Merci Tom Williams, pilote junior chez M-sport, t’es un chef. Un conseil si vous voulez qu’un jeune pilote envoie la sauce quand il vous trimballe, ça fonctionne si en montant dans la voiture vous lui dites : « ça va, t’es en forme ? Vu que tes chronos sont de plus en plus lents, je me dis que tu fatigues donc si tu veux pas qu’on y aille, je t’en voudrai pas… ». Ça chatouille bien l’égo du bonhomme…

La Fiesta WRC, c’est une autre dimension

Et c’est là où le terme de pilote a pris tout son sens, et où je ne serai jamais plus qu’un conducteur. Je tire mon chapeau à Gus Greensmith et à ses skills.

Le gars il est pas humain. Il a des réflexes venus d’une autre planète. Il déplace le véhicule avec sa pensée, ou alors il voit les événements avant qu’ils se produisent, c’est pas possible autrement. Je veux bien qu’il connaisse le tracé par cœur, mais je ne compte pas le nombre de fois où j’ai senti la voiture partir, et où il l’a rattrapée en 2 coups de volant. J’ai eu l’impression de passer 2 minutes en aéroglisseur. Une expérience inoubliable.

À peine descendu de la Fiesta, et il faut déjà repartir vers l’aéroport via un trajet en train. Trajet durant lequel je me remémore les différents véhicules dans lesquels j’ai eu la chance de coller mes fesses lors de ces dernières 24 heures. Le rêve est devenu réalité l’espace de quelques instants. Je ne peux que saluer le travail des équipes de chez Ford Performance. Merci de continuer à concevoir ces distributeurs d’émotions fortes que sont vos voitures. Et encore merci de continuer à vendre du rêve aux grands enfants que nous sommes.

Publié le 15 septembre 2019 à 9:57, par :
La rédaction // Facebook


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