Facture d'électricité : une baisse dès le 1er février avant une très grosse hausse

La facture d'électricité devrait baisser dès le 1ᵉʳ février avant de connaître une très grosse hausse, voici pourquoi !

La facture d’électricité va faire face à une évolution étonnante dans les prochains mois. Une légère baisse interviendra dès le 1ᵉʳ février. En revanche, sachez que cette bonne nouvelle pourrait vite s’éclipser par une hausse bien plus marquée à moyen terme.

Une mesure pour alléger la facture d’électricité

Le gouvernement a récemment confirmé une mesure destinée à alléger la facture d’électricité des Français. L’économie moyenne attendue se situe entre dix et douze euros par an par foyer. Rapportée au mois, cette baisse représente moins d’un euro.

Le geste reste symbolique, même s’il est présenté comme un soutien au pouvoir d’achat dans un contexte encore tendu. Si cette évolution va avoir lieu, c’est pour une raison bien précise.

Il ne faut pas oublier que le montant payé chaque mois ne dépend pas juste de la consommation. Il comprend aussi un abonnement fixe, auquel s’ajoutent des taxes et des contributions obligatoires. Certaines pèsent alors beaucoup sur le total, d’autres beaucoup moins.

La baisse annoncée concerne précisément l’une de ces contributions. Le gouvernement a choisi de réduire la contribution tarifaire d’acheminement, plus connue sous le nom de CTA. Cette taxe sert principalement à financer les régimes de retraite des salariés des industries électriques et gazières.

Selon plusieurs estimations, elle représente environ 4 % de la facture d’électricité. La CTA va faire l’objet d’une diminution d’environ 25 %. En pratique, l’impact reste limité. Et pour cause, cette contribution ne constitue qu’une petite part de la facture finale.

Un dispositif qui a pris fin

Malgré cela, l’exécutif met en avant l’effort consenti. Le ministre de l’Économie a insisté sur les centaines de millions d’euros rendus aux consommateurs à l’échelle nationale. Une évolution majeure est passée presque inaperçue pour le grand public.

Le dispositif appelé ARENH a pris fin le 31 décembre dernier. Ce mécanisme jouait pourtant un rôle central dans la stabilité des prix. L’ARENH permettait aux fournisseurs d’acheter une partie de l’électricité nucléaire à un tarif régulé et relativement bas.

Grâce à ce système, les consommateurs pouvaient avoir une protection contre les fortes variations des prix. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette spécificité distinguait la France de nombreux pays européens.

Avec la fin de ce dispositif, la facture d’électricité risque alors de se montrer plus sensible face aux fluctuations du marché. Tant que les prix de gros restent bas, les fournisseurs peuvent proposer des tarifs contenus.

Cette situation reste tout de même très fragile. D’autant plus qu’elle dépend de nombreux facteurs économiques, géopolitiques et climatiques. Les associations de consommateurs s’inquiètent déjà des conséquences à venir. L’UFC-Que Choisir a évoqué un risque majeur pour les ménages.

Une hausse à prévoir ?

L’association estime que la fin de l’ARENH pourrait entraîner une hausse brutale des tarifs en cas de tension sur le marché. Sans ce filet de sécurité, les variations pourraient se répercuter plus rapidement sur la facture d’électricité.

La baisse prévue en février concerne surtout la part fixe de l’abonnement. En revanche, le prix du kilowattheure, qui dépend du marché, pourrait augmenter fortement si les conditions se dégradent.

Une hausse du coût de production ou une forte demande en hiver suffiraient à faire grimper la note. Pour les consommateurs, le contraste se montre donc vraiment très frappant. Une économie modeste et immédiate côtoie un risque de hausse bien plus significatif à moyen terme.

La facture d’électricité pourrait ainsi repartir à la hausse après une courte accalmie, sans véritable protection structurelle. Une mauvaise nouvelle donc pour de nombreux consommateurs.