France Travail: les contrôles vont s'intensifier pour les demandeurs d'emploi

En 2024, France Travail va poursuivre sa mission d'aider les demandeurs d'emploi. L'organisme va d'ailleurs intensifier les contrôles.

La mission France Travail reste la même : aider ceux qui sont à la recherche d’un emploi, en leur permettant de toucher chaque mois une allocation. D’ailleurs, sachez que les contrôles vont s’intensifier dans les prochains mois.

France Travail, un allié de taille pour les demandeurs d’emploi

C’est désormais officiel : Pôle Emploi a changé de nom pour devenir France Travail. Ce changement implique de nouvelles règles pour les allocations chômage des Français.

Le but de l’organisme est de simplifier les démarches et d’assurer le plein emploi. Le gouvernement opère donc une restructuration concernant la recherche et l’emploi, visant à améliorer l’insertion professionnelle et à réduire le chômage.

France Travail vise donc à étendre les compétences de Pôle Emploi en collaboration avec différents acteurs. Notamment l’État et les collectivités territoriales, pour venir en aide aux chômeurs et faciliter leur réinsertion.

Les personnes au chômage bénéficient donc d’un accompagnement personnalisé. Et de conseils spécialisés pour renforcer leurs compétences et s’adapter aux exigences du marché du travail.

France Travail coordonnera donc les efforts des conseillers, des entreprises et des organismes de formation. Et ce, pour faciliter l’accès à un emploi stable.

Malgré ces changements, le système continuera donc à fournir des aides aux allocataires de France Travail. En effet, la mission du nouveau Pôle Emploi reste d’aider les plus nombreux.

Un nouveau mode de fonctionnement

Désormais, les personnes inscrites à France Travail bénéficient d’une orientation vers la structure adaptée à leurs besoins. Ils ne sont pas nécessairement accompagnés par un conseiller France Travail.

L’interlocuteur du demandeur d’emploi peut être une mission locale ou un travailleur social du conseil départemental, par exemple. L’organisme va ainsi réaliser un diagnostic approfondi auprès du demandeur d’emploi, permettant son orientation.

Chaque demandeur d’emploi va donc signer un contrat d’engagement unifié, fondé sur des engagements réciproques. Ce dernier vient donc remplacer le projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE), le contrat d’engagement jeune (CEJ) ou le parcours contractualisé vers l’emploi (Pacea).

Le contrat d’engagement comporte donc un plan d’action précisant les objectifs d’insertion sociale et professionnelle. Il implique des heures d’activité pour l’accompagnement ou la formation.

Lors de l’examen au Parlement de la loi pour le plein emploi, les sénateurs ont donc ajouté, pour les demandeurs d’emploi, une obligation d’au moins 15 heures d’activité par semaine. Cela représente une obligation pour ceux qui cherchent un emploi.

Les contrôles de France Travail renforcés

Une nouvelle initiative pour les demandeurs d’emploi est en cours. Olivier Dussopt, ancien ministre du Travail, avait déjà évoqué dans les colonnes des Echos en décembre dernier son souhait d’accroître significativement le nombre de vérifications.

Lors d’une visite dans les Vosges le vendredi 1ᵉʳ mars, Gabriel Attal a réaffirmé cette volonté en déclarant. « Le cap demeure le plein emploi et nous y parviendrons ».

Pour atteindre cet objectif, le gouvernement prévoit donc d’intensifier les contrôles. En passant de 500 000 contrôles effectués par l’ex-Pôle Emploi l’année dernière à plus de 600 000 cette année.

Cette intensification des vérifications ne s’arrêtera pas là, selon Gabriel Attal. Il a annoncé l’ambition de tripler le nombre de contrôles chaque année jusqu’à la fin du quinquennat.

Ainsi, en 2027, France Travail effectuera 1,5 million de contrôles par an. Le Premier ministre encourage les partenaires sociaux de France Travail à soutenir cet objectif pour le concrétiser.

Cette augmentation des contrôles ne concernera pas tous les demandeurs d’emploi de la même manière. Gabriel Attal souhaite que les vérifications menées par les agents de France Travail ciblent les métiers en tension, où l’offre d’emploi dépasse le nombre de candidats.