En cette nouvelle année, de nombreux changements sont à prévoir concernant les tarifs du gaz et de l'électricité !
Chaque année, les Français s’inquiètent concernant les changements à prévoir concernant les tarifs du gaz et de l’électricité. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les factures suivent des trajectoires assez différentes.
La fin d’un mécanisme
Concernant l’électricité, les consommateurs ont bénéficié d’un certain répit en 2025. En effet, le tarif réglementé de vente a reculé en début d’année. Une très bonne nouvelle donc pour de nombreux Français.
Pour un foyer équipé d’un compteur de 9 kVA et consommant environ 8 500 kWh par an, la facture annuelle est passée d’environ 2 250 euros début 2024 à moins de 1 900 euros un an plus tard. Une baisse qui a soulagé le budget des consommateurs.
Il faut dire que ces derniers s’inquiètent de nouvelles hausses à cause de la crise énergétique. En revanche, cela ne devrait pas se prolonger pour l’année 2026. Les autorités prévoient une stabilisation des factures plutôt qu’une nouvelle diminution.
La raison principale tient à la disparition de l’Arenh. Il s’agit du mécanisme qui permettait aux fournisseurs alternatifs d’acheter une partie de l’électricité nucléaire d’EDF à prix réduit.
Ce dispositif a vu le jour il y a plus de dix ans. Malheureusement, il a pris fin le 1ᵉʳ janvier 2026. Avec la fin de ce système, EDF pourra vendre sa production nucléaire au prix du marché.
Une situation contrastée pour le gaz
Même si l’État prévoit des mécanismes de compensation, la baisse des prix observée sur les marchés de gros ne se répercutera plus automatiquement sur la facture d’électricité des ménages. D’autres facteurs risquent aussi de peser sur la facture d’électricité.
Le tarif d’utilisation des réseaux publics, appelé TURPE, représente environ un tiers du montant payé par les foyers. En revanche, les besoins d’investissement restent élevés pour entretenir et moderniser les réseaux de transport et de distribution.
Selon l’économiste Jacques Percebois, ces coûts pourraient encore augmenter. Vous l’aurez compris, cela va alors limiter toute baisse durable pour les consommateurs, rappellent nos confrères de MoneyVox.
Du côté du gaz, la situation apparaît tout aussi contrastée. En effet, les prix de marché restent actuellement relativement bas. Cela a alors permis de contenir les factures ces derniers mois.
En revanche, les choses pourraient changer pour cette année 2026. Le prix repère du gaz devrait voir son abonnement augmenter en janvier. C’est notamment le cas en raison de la hausse des coûts fixes et du financement des certificats d’économies d’énergie.
Une situation assez instable
Les consommateurs doivent prendre en compte un autre point : la baisse progressive de la consommation de gaz. Moins de volumes transitent par les réseaux. En revanche, les coûts d’entretien restent toujours élevés.
Le coût du réseau est donc réparti sur un volume plus faible. Sachez aussi que les marchés internationaux ajoutent une part d’incertitude. En effet, les États-Unis exportent actuellement beaucoup de gaz vers l’Europe.
Cela permet alors de maintenir des prix modérés. Malheureusement, cette situation pourrait évoluer si la demande intérieure américaine augmente. C’est notamment le cas pour alimenter les centres de données très énergivores.
Cette évolution réduirait donc les exportations et ferait remonter les prix sur le marché européen. Il faut aussi prendre en compte les taxes. C’est un autre élément clé du débat. Elles comptent pour près d’un tiers de la facture finale.
Un projet discuté au Parlement vise à rapprocher la fiscalité du gaz et celle de l’électricité. Si cette mesure entrait en vigueur, la fiscalité du gaz augmenterait tandis que celle de l’électricité pourrait baisser. Affaire à suivre, donc.