Google et les éditeurs de presse se mettent d’accord

Après trois mois de négociation, le géant américain Google et les éditeurs de presse ont finalement trouvé un accord. À l’origine, le gouvernement français a fait une menace législative contre le moteur de recherche à cause du déréférencement de la presse française.

Les détails de cet accord ne sont pas encore mentionnés. Selon le président François Hollande, il vise à soutenir la transition numérique et à investir dans la presse et sera axé sur deux volets : financement de 60 millions d’euros pour financer les projets de développement du numérique, un partenariat entre les équipes techniques de Google et la presse.

D’ici une quinzaine de jours, un conseil d’administration comportant des représentants de Google, des éditeurs français et des indépendants, sera mis en place afin de faciliter la transition vers le numérique de la presse. L’utilisation de ce fonds est prévue pour les 3 à 5 ans. Et quand le fonds sera épuisé, François Hollande promet de trouver une nouvelle entente avec le président de Google.

Sont concernés par ce fond d’investissement :  les sites de presse d’information politique et générale, les sites  pure players comme Mediapart. Pour Google Actualités et l’indexation des articles de presse française, il n’y aura aucun changement.

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11 réflexions au sujet de “Google et les éditeurs de presse se mettent d’accord”

  1. Ce qui est scandaleux, c’est que ce n’ait été que 60M d’euros. Ils ont échappé à la taxe au clic, bien plus juste et surtout beaucoup plus exportable dans les autres pays européens.

    Même principe pour Amazon qui a l’amabilité de prendre notre fric sans passer par la case départ grâce à l’Irlande, le Luxembourg, etc.

    Internet, c’est vraiment le nouveau far west, une course à l’or où celui qui a le plus gros flingue amasse le plus d’argent.

    L’idée est simple : on fait du business chez vous mais avec nos règles et notre juridiction…. La vaseline, on la paye ou c’est cadeau ?

  2. l’idée que sur internet, tout est gratuit, financé par la pub, a des limites, notamment dans l’information.
    Si on se limite à des dépêches AFP, style 20 minutes, sans vrai journaliste, sans recul, sans réflexion… il est vrai que google est suffisant et risque d’écraser tout.
    La France finance l’exception culturelle avec le statut d’intermittent, il est temps qu’elle défende correctement la presse qui est en train de crever.

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