Un homme noir bénéficie d’une greffe de pénis… et le donneur est blanc

En avril dernier, des chirurgiens sud-africains ont réalisé avec succès la troisième greffe de pénis au monde. Fait insolite, l’homme est noir et le pénis blanc. Il sera tatoué afin de correspondre à la couleur de peau de son nouveau propriétaire.

Un homme noir récupère un pénis blanc

L’homme, dont on ne connait pas l’identité à l’heure actuelle, est âgé de 40 ans et avait perdu son précieux membre il y a 17 ans. Ce sont les chirurgiens ayant effectué la première transplantation de pénis réussie fin 2014 qui l’ont opéré.

L’opération a duré environ 10 heures, et l’heureux patient devrait pouvoir uriner et avoir des rapports sexuels (comme son confrère au pénis bionique) en utilisant son « nouveau membre » dans un délai de 6 mois.

Il reste cependant un problème « de taille » si vous nous permettez l’expression. Le greffé étant noir et le donneur blanc, son pénis sera tatoué par un professionnel afin de correspondre à la couleur de peau de son nouveau propriétaire.

Rosemarie Andlauer, responsable du salon de tatouage Miraculous Creations dans le Massachusetts, a expliqué que le processus de tatouage nécessitera plusieurs séances pour être réalisé en toute sécurité :

« Si je devais réaliser un tel tatouage, je le ferais en plusieurs en plusieurs séances. Probablement un tiers à la fois afin de permettre une cicatrisation optimale entre les sessions. Cela peut prendre du temps, mais il est important de ne pas se précipiter. »

La greffe à permis au patient de retrouver goût à la vie

Le professeur André van de Merwe est quant à lui revenu sur les raisons d’un tel tatouage :

« Le patient est noir et le donneur blanc. Nous avions très peur de donneurs pour cette procédure de transplantation, mais il s’agit finalement d’un problème mineur. »

Le praticien a aussi expliqué que cette greffe de pénis insolite avait grandement amélioré le moral de l’homme, qui vivait sans pénis depuis 17 ans :

« L’homme avait entretenu quelques relations sentimentales depuis la perte de son pénis, mais chaque fois que la question du sexe se posait, les choses tournaient mal. Heureusement, tout ça sera bientôt de l’histoire ancienne. »

« Il souffrait d’une forme sévère de dépression, et avait des tendances suicidaires. Aujourd’hui, il est probablement l’un de mes patients les plus heureux. Il se porte même à merveille. Aucun signe de rejet de la greffe, et toutes les structures reconnectées cicatrisent bien. »

Comme le disait si bien le regretté Michael Jackson (qui ne parlait probablement pas de son pénis) : « But, if you’re thinkin’ about my baby, it don’t matter if you’re black or white« .

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