Alors que Leclerc a décidé de lancer son offre de conversion au superéthanol, beaucoup se demandent si l'affaire est rentable.
La flambée des prix des carburants pousse de nombreux automobilistes à chercher des alternatives durables. Dans ce contexte, une annonce récente attire l’attention. Leclerc propose désormais une conversion au superéthanol E85 à un tarif présenté comme très compétitif.
L’offre de conversion au superéthanol de Leclerc
Leclerc affiche un prix de 690 euros pour l’installation d’un boîtier homologué dans ses centres auto. Ce montant reste inférieur à la moyenne du marché, souvent proche de 800 euros selon RMC Conso.
L’enseigne mise sur un déploiement large avec plus d’une centaine de centres répartis sur le territoire. Cette stratégie vise à démocratiser une solution encore perçue comme technique ou réservée à certains profils d’automobilistes.
Le superéthanol E85 séduit d’abord par son prix à la pompe. Le litre dépasse rarement 0,80 euro, alors que l’essence et le diesel franchissent régulièrement 1,65 euro. Cette différence crée un effet immédiat sur le budget carburant.
RMC Conso rappelle cependant que le coût initial de la conversion doit entrer dans le calcul global avant de parler de rentabilité réelle. Leclerc met en avant un boîtier homologué Biomotors, installé par des professionnels.
Cette précision reste importante pour la conformité administrative et l’assurance du véhicule. Tous les moteurs ne peuvent pas bénéficier de cette transformation. Les modèles diesel restent donc totalement exclus dans ce cas bien précis.
De nombreux points positifs
Les véhicules essence compatibles avec le SP95-E10, majoritairement produits après l’an 2000, peuvent en revanche prétendre à cette adaptation. C’est en tout cas ce que nos confrères de RMC Conso ont révélé.
L’argument écologique accompagne souvent la promesse économique. Le superéthanol provient en grande partie de matières végétales issues de l’agriculture. Ce carburant limite la part d’énergie fossile. Il réduit aussi les émissions polluantes.
RMC Conso souligne une baisse significative du CO₂ et des particules fines par rapport à l’essence classique. Cet aspect renforce l’intérêt pour les conducteurs qui souhaitent vraiment en faire plus pour l’environnement.
Leclerc insiste aussi sur la rapidité d’amortissement. Malgré une surconsommation estimée à environ 25 %, l’écart de prix à la pompe compense cette hausse. RMC Conso estime que l’investissement peut être rentabilisé après environ 25 000 kilomètres.
Ce seuil dépend toutefois du type de trajet et de la fréquence d’utilisation du véhicule. Vous devez tout de même prendre en compte certaines limites. Le réseau de stations distribuant du E85 reste incomplet.
Un boîtier très flexible
Un peu plus de 45 % des stations proposent ce carburant, d’après Bioéthanol France cité par RMC Conso. Cette contrainte peut compliquer les déplacements dans certaines zones rurales ou lors de longs trajets.
Leclerc rassure tout de même sur la flexibilité offerte par le boîtier. Le véhicule conserve la possibilité de rouler à l’essence classique en cas d’indisponibilité du E85. Cette polyvalence limite les risques de panne.
De plus, sachez qu’il réduit la contrainte logistique. Des applications dédiées facilitent aussi la localisation des stations compatibles, comme le rappelle RMC Conso. Au final, l’offre de Leclerc apparaît attractive pour les conducteurs réguliers prêts à anticiper leurs déplacements.
La rentabilité dépend du kilométrage annuel et de l’accès au Superéthanol. RMC Conso invite donc à évaluer ses habitudes avant de franchir le pas. Cette conversion représente une opportunité réelle.
En revanche, sachez que vous devez bien prendre en compte ces conditions bien précises pour ne pas faire le mauvais choix.