Pour ne pas se faire avoir par les arnaques bancaires en 2026, l'UFC-Que Choisir a dévoilé ses nombreux conseils !
Les attaques informatiques et les tentatives de fraude ne cessent de se multiplier à un rythme vraiment très inquiétant. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il faut trouver les bonnes solutions pour se protéger. L’UFC-Que Choisir le sait bien.
Les arnaques bancaires se multiplient
Ces derniers mois, les fraudeurs ont visé de nombreuses institutions publiques. Les arnaqueurs ont alors accès aux informations des consommateurs. Ces derniers ont encore plus de chances de se faire avoir par une arnaque bancaire.
En 2026, les méthodes utilisées par les fraudeurs gagnent encore en sophistication. Selon la Fédération bancaire française, plus d’un Français sur deux a déjà fait face à une tentative d’escroquerie.
Une personne sur dix a même subi une perte financière liée à ses données bancaires. L’UFC-Que Choisir alerte depuis plusieurs années sur cette réalité. L’association insiste sur l’importance de connaître les mécanismes des fraudes les plus courantes.
Parmi les arnaques les plus redoutées, il y a celle du faux conseiller bancaire. Le procédé repose sur une mise en confiance très élaborée. « Ils vont vous appeler avec le numéro de votre banque qui va s’afficher« , a prévenu Denis Feuilloley, le président de l’UFC-Que Choisir à Brest, au média Océane.
Les escrocs disposent souvent d’informations précises. C’est par exemple le cas du nom du conseiller habituel. Cela lui permet de crédibiliser leur discours. Cette stratégie pousse certaines victimes à communiquer leurs codes ou à effectuer des opérations sensibles.
Des conseils de l’UFC-Que Choisir pour se protéger
L’UFC-Que Choisir rappelle que ces appels ont lieu à des horaires inhabituels. Les fraudeurs exploitent ce détail pour empêcher toute vérification immédiate. « C’est tellement bien présenté que les gens le font », a indiqué Denis Feuilloley.
Avant d’ajouter : « Sachez qu’ils appellent en dehors des heures d’ouverture des banques vers 18h05 par exemple, ce qui ne permet pas de contacter le conseiller. Il faut rester calme, prendre note et affirmer recontacter le conseiller le lendemain ».
« À ce moment-là, il n’y a pas de problème ! », a-t-il expliqué. Cette attitude simple permet souvent d’éviter le pire. Une autre menace concerne l’arnaque au faux RIB. Les escrocs interceptent un document bancaire envoyé par mail, puis remplacent les coordonnées par les leurs.
Le paiement semble légitime. En revanche, l’argent disparaît vers un compte frauduleux. L’UFC-Que Choisir souligne que cette fraude touche aussi bien les particuliers que les entreprises. Et ce, parfois pour des montants très élevés.
Une évolution réglementaire récente vient tout de même renforcer la protection des clients car « jusqu’au 9 octobre 2025, vous aviez ‘la responsabilité’ de contrôler pour les banques le nom du bénéficiaire et le RIB ».
Une règle très importante à connaître
« Depuis 9 octobre, c’est aux banques de contrôler que le bénéficiaire correspond au RIB, cela va donc considérablement limiter l’arnaque ». Cette mesure marque un tournant important dans la lutte contre les détournements de virements.
En cas de doute, l’UFC-Que Choisir rappelle une règle très importante. La priorité reste le contact rapide avec votre banque. Et ce, afin de bloquer toute opération suspecte. Vous devez alors faire opposition sur la carte ou signaler un virement douteux.
Cela permet souvent de limiter les pertes, voire d’obtenir un remboursement. La question de l’authentification forte occupe aussi une place centrale dans les litiges entre clients et banques.
« Si l’authentification forte, à leur niveau, est enregistrée. Les banques doivent vous donner cet élément d’information, comme quoi il y a bien eu une demande à telle heure, tel jour… d’authentification forte » pour justifier le non-remboursement.