Avant la retraite, les seniors doivent à tout prix faire cette demande à leurs employeurs. C'est vraiment très important !
À l’approche de la retraite, de nombreux salariés pensent que tout est déjà joué. Pourtant, une étape indispensable reste souvent négligée. Les seniors doivent faire une demande précise à leur employeur pour préparer correctement la fin de carrière.
Cette démarche indispensable pour les seniors
Cette démarche peut changer concrètement les dernières années de travail et éviter une sortie brutale du monde professionnel. Les règles existent. En revanche, il faut les connaître et les utiliser au bon moment.
Beaucoup de salariés ignorent que le droit du travail prévoit des dispositifs spécifiques pour accompagner la fin de parcours professionnel. Ces mesures visent à anticiper la retraite et à adapter le travail aux capacités et aux projets de chacun.
Les seniors disposent ainsi d’un levier important pour discuter de leur avenir professionnel dans un cadre officiel et encadré par la loi. Depuis la loi seniors entrée en vigueur en 2025, un entretien spécifique de fin de carrière est devenu obligatoire.
Cet entretien concerne toutes les entreprises, sans exception de taille ou de secteur. Il vient s’ajouter aux entretiens déjà existants, comme l’entretien annuel ou l’entretien professionnel organisé tous les quatre ans.
Cet échange ne remplace donc rien, mais complète le dispositif existant. Cet entretien de fin de parcours professionnel doit s’organiser entre 58 et 59 ans. Il intervient dans les deux années précédant le soixantième anniversaire du salarié.
Un changement important depuis 2023
Pour les seniors, ce rendez-vous représente une occasion unique de faire le point sur leur situation, leurs attentes et leurs possibilités d’aménagement. Il permet aussi à l’employeur d’anticiper les départs à venir.
De plus, il permet d’organiser la transmission des compétences. Le contenu de cet entretien reste clairement défini par le Code du travail. Les échanges doivent porter sur les conditions de maintien dans l’emploi et sur les aménagements possibles en fin de carrière.
Le temps partiel, la modification des horaires ou la retraite progressive font partie des sujets à aborder. Ce cadre protège les seniors et garantit que ces questions ne restent pas taboues ou informelles.
La retraite progressive occupe une place centrale dans ces discussions. Ce dispositif permet de réduire peu à peu son temps de travail tout en percevant une partie de sa pension. Depuis 2023, un changement important est intervenu.
L’employeur ne peut plus refuser une demande de retraite progressive sans justification solide. Un refus doit désormais reposer sur des raisons objectives liées à l’organisation ou au recrutement.
Une initiative à prendre au plus vite
Cette évolution renforce donc la position des seniors. Une demande formulée lors de l’entretien de fin de carrière bénéficie d’un cadre légal clair. L’employeur doit motiver sa décision par écrit s’il estime que la mise en place du dispositif pose un problème.
Cette obligation limite les refus arbitraires et favorise le dialogue. Il faut aussi que cet entretien ait bien lieu. Dans la pratique, certaines entreprises tardent à le proposer. Dans ce cas, les seniors doivent prendre l’initiative.
Une demande écrite permet alors de rappeler l’obligation légale et de sécuriser la démarche. Vous devez aussi conserver une trace des échanges, ce qui devient essentiel pour faire valoir ses droits par la suite.
Cet entretien offre aussi l’opportunité d’aborder d’autres sujets sensibles. L’adaptation du poste, la charge de travail ou la transmission des savoirs peuvent faire l’objet de discussion.
Ces ajustements contribuent donc à préserver la santé et la motivation jusqu’au départ à la retraite. Pour les seniors, cette phase peut devenir une transition plus douce et mieux maîtrisée. Anticiper la fin de carrière permet également d’éviter les décisions prises dans l’urgence.