Mitch Dobrowner et les nuages d’orages


Mitch Dobrowner a reçu récemment le prix Iris d’Or du photographe de l’année. Le photographe américain remporte 25.000 dollars avec sa série de clichés sur les nuages d’orages. Il rejoint donc la World Photographic Academy.

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14 réflexions au sujet de “Mitch Dobrowner et les nuages d’orages”

  1. Tellement beau qu’on a du mal à croire que c’est réel… Doit y avoir pas mal de retouche quand meme…

  2. Les seules retouches (si tant-est qu’on puisse parler de retouche), concernent l’augmentation du contraste pour renforcer le coté dramatique des photos. Mais toutes les photos Noir et blanc tirée par des labos pros subissent ce genre de traitement depuis Nicéphore Niépce et Louis Daguerre… pou presque. En effet, si tu prend le négatif originel d’une photo de Willy Ronis ou Robert Doisneau et que tu la confie à un labo grand publique tu auras juste une photo parfaitement cadrée mais particulièrement fade, alors que si cette photo est tirée par un pro avec les recommandations du photographe, on obtiendra une photo magnifique. Avec un seul et même négatif au départ, tu peux obtenir des centaines d’interprétations différentes (et sans photoshop en plus !) C’est comme la série de peintures de la Cathédrale de Rouen de Claude Monet : un seul sujet plusieurs interprétation…

  3. Mais oui, halte à la paranoïa Photoshop dès que des clichés sont magnifiques. La photographie est un art, elle est belle par nature.

  4. La plupart des photographes pro en noir et blanc développent eux même leurs premières épreuves. Il donnent les instructions aux labos pros, uniquement pour reproduire leurs réglages. Ils font très peu confiance aux labos…

  5. @Moudubulbe
    Ceux qui ne sont pas pressés par les rédactions des magazines qui leur ont commandés le reportage font comme ça (c’est malheureusement de moins en moins souvent le cas…), les autres font confiance à la réputation du labo (ce genre de chose se sait facilement dans le milieux). Quand aux photographes les plus réputés (comme Sebastiao Salgado par exemple) ont un tireur attitré qui par conséquent connait parfaitement les réglages de chaque photo du photographe ainsi que les produits de développement et papiers à utiliser (car ce choix influe lui aussi sur la finesse du résultat).

  6. @ L’expert
    Je vois que nous avons les mêmes références en termes de photographes artistiques \o/. Le photographe de pressse, c’est une autre affaire. Mais même avec un tireur attitré, c’est le filmeur qui décide, les masquages, les temps d’exposition, le timer et le diaphrame. Mais bon, en ces temps de capteurs numériques, tout celà se traduit maintenant en balance des blanc et tient plus de la vidéo que de la photo argentique.

    Excuse aux jeunes pour ce débat de vieux cons ;)

    P.S. Salgado restera pour moi et pour longtemps le meilleur.

  7. @Moudubulbe

    En effet, une fois qu’on a gouté à Salgado on ne peut plus s’en passer.
    Concernant la photo de paysage, il y a Ansel Adams l’inventeur du zone system.

    Quand je pense que beaucoup de gens pensent qu’on peut faire des photos avec un smart-phone…
    Une fois j’ai vu Karl Lagerfeld faire une photo avec un I-Pad. Si j’avais eu un pistolet à portée de main ce jour là je me serais tiré une balle entre les deux yeux…
    Perso, je ferais n’importe quoi (ou presque…) pour pouvoir me payer un Leica « M » avec un 35mm f/1.4 Summilux…

  8. Je n’ai qu’un vieux « blad ». Ce n’est déjà pas si mal pour un amateur…
    Oui, Leica M6 ou M8, mais faut sortir les € !

  9. Le M6 est pour moi le meilleur argentique de tous les temps : Une fiabilité à toutes épreuves, le confort de la visée télémétrique avec le piqué des optiques leica, le tout dans un silence de déclenchement quasi absolu (Un silence qu’il est le dernier à proposer, car depuis, les « M » sont dotés d’un rideau classique bien plus bruyant)…

    Sinon, effectivement hasselblad, c’est… « pas mal » ;-P
    Y’a pas à dire, la « Deutsch Qualität », ça n’est pas qu’un slogan. (hasselblad c’est Suédois, mais c’est un peu le même peuple germanique à l’origine…)

  10. euh le premier truc qui m’a sauté aux yeux dans la série « trucs et astuces de photographes pour faire des photos qui tuent » c’est que ce sont des clichés pris à la pellicule infrarouge déjà. Vous me confirmez moudubulbe et l’expert ?

    L’apparence de la végétation est typique de la prise de vue dans l’infrarouge (voir photo 2 et 3), et du coup, il y a aussi une apparence spéciale pour les nuages, et a forciori encore plus pour des nuages d’orages qui contiennent de gros gradients de température, et donc doivent avoir un contraste encore plus fort avec une pellicule sensible au proche infrarouge. Le ciel bleu dans la première photo ressort tout noir d’ailleurs.

  11. @Bob
    C’est effectivement une éventualité, mais les valeurs de gris me paraissent trop normales pour pouvoir l’affirmer. Je pense que le rendu particulier de certaines photos est dû au fait que :

    1- Les photos ont été prises juste avant un orage, les lumières sont toujours particulières dans ces moment là (le ciel s’assombrit, mais la luminosité reste et prend des couleurs « flamboyantes »).
    2- Le photographe a surement utilisé un filtre polarisant pour renforcer le ciel (notamment sur la première photo).

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