Attention, si votre voiture possède ce moteur, il est temps de l'amener au garage pour faire vérifier l'huile

Si vous possédez une voiture avec un moteur d'un certain type, il est temps de l'amener au garage pour faire vérifier l'huile de ce dernier.

En 2025, plusieurs tendances fortes se dégagent autour des moteurs de voitures et des défauts fréquemment signalés par les conducteurs. D’ailleurs l’un d’eux est dans le viseur depuis plusieurs semaines.

De nombreux problèmes liés aux moteurs de certaines voitures

Les blocs thermiques traditionnels de moteur, notamment les 4 cylindres turbocompressés, restent répandus. Cependant, certains souffrent de problèmes de refroidissement et de consommation d’huile excessives.

Ces défauts peuvent entraîner une usure prématurée des segments de piston et, parfois, une surchauffe dans les longues périodes d’effort. Les moteurs diesel modernes, bien que plus propres qu’avant, arrivent avec des soucis.

Ces derniers sont donc liés aux systèmes de post-traitement des gaz d’échappement, comme l’encrassement du FAP (filtre à particules). Ils génèrent des pertes de puissance et des voyants moteurs allumés.

Parallèlement, les motorisations hybrides et hybrides qui se rechargent sont de plus en plus courantes. Leur principal point faible réside dans la complexité électronique.

Capteurs, calculateurs et systèmes de gestion d’énergie peuvent dysfonctionner, provoquant des ruptures de communication entre le moteur thermique et l’électrique. Cela se traduit parfois par des à-coups ou une transition moteur sourde.

Chez certaines hybrides, des vibrations anormales au démarrage ou des bruits de transmission ont été rapportés. Cela est lié souvent à l’usure des embrayages intermédiaires ou à une calibration perfectible.

Conducteurs, ne tardez pas à vérifier l’huile dans un garage

Les véhicules entièrement électriques, quant à eux, n’ont pas de moteur « classique ». Mais leurs moteurs électriques et onduleurs peuvent souffrir de problèmes de refroidissement et de chauffe lors d’utilisation intensive.

Cela réduit donc temporairement les performances. Enfin, quel que soit le type de motorisation, l’intégration croissante de l’électronique rend la détection de pannes plus complexe et souvent coûteuse.

Peugeot 208 et Peugeot 3008, Citroën C3 et Citroën C4, Opel Corsa et Opel Mokka : les déboires du moteur PureTech ont envahi des dizaines de modèles et des centaines de milliers d’automobilistes. L’affaire a même franchi les portes des tribunaux.

En 2023, une action a été lancée contre Stellantis, constructeur de ce bloc qui sème la polémique. Depuis quelques mois, un autre nom circule avec insistance sur les réseaux sociaux et dans la presse spécialisée : l’EcoBoost.

Sa version 1.0, écoulée à plus de 300 000 unités en France, fait à son tour l’objet de nombreux signalements pour des problèmes de fiabilité. Un écho troublant au dossier PureTech, d’autant que certaines similitudes techniques apparaissent.

Plusieurs moteurs PureTech, notamment le 1.2 litre, ont subi des problèmes parfois sévères allant jusqu’à la casse. En cause : une courroie de distribution baignant dans l’huile, mais qui se dégradait prématurément.

Attention à ces modèles de moteur

Les premières générations du 1.0 EcoBoost ont reposé sur le même principe de courroie immergée. Sur le papier, cette solution promettait une longévité pouvant atteindre 240 000 kilomètres.

En pratique, l’huile chaude altère le caoutchouc, libère des toxines et perturbe la lubrification interne. Résultat : une usure accélérée et, dans certains cas, une casse moteur dès 44 000 à 80 000 kilomètres selon des plusieurs conducteurs.

Ce trois-cylindres essence équipe notamment les Ford Fiesta, Ford Focus, Ford Puma, Ford B-Max, Ford C-Max, Ford EcoSport et Ford Mondeo. Du côté des diesels, les blocs 1.5 et 2.0 EcoBlue se verraient également concernés par des difficultés similaires.

Pour les conducteurs, les conséquences peuvent être lourdes : pannes soudaines en circulation, qui s’accompagne parfois d’une perte d’assistance au freinage. Quant aux factures, elles arrivent à atteindre des sommets.

Entre 9 000 et 10 936 euros pour un remplacement complet du moteur. Face à la polémique, des campagnes de rappel ont été engagées.

En 2024, plus de 140 000 véhicules ont été rappelés en Amérique du Nord. Le constructeur a progressivement abandonné la courroie humide au profit d’une chaîne de distribution sur le 1.0 EcoBoost, même si une petite courroie immergée subsiste pour entraîner la pompe à huile.

Dernier choc : en décembre, l’agence fédérale américaine des transports a ouvert une enquête en première ligne après 44 plaintes faisant état d’arrêts moteur inopinés sur des Fiesta millésimes 2015 à 2017. Mais aussi des Focus de 2015 à 2018.

Pour limiter les risques, les professionnels recommandent un entretien rigoureux. Respect strict, contrôle régulier de l’huile et de l’état de la courroie, remplacement préventif au moindre signe d’usure.