Le permis de conduire va-t-il durcir ses règles en 2026 ? Selon plusieurs experts, son financement via le CPF pourrait être limité.
En 2026, le permis de conduire évolue sensiblement en France, dans le sillage d’une réforme européenne visant à le moderniser et à renforcer la sécurité routière. Le financement via le CPF pourrait devenir plus compliqué cette année.
Permis de conduire : des évolutions pour l’année 2026
Première évolution majeure : la fin progressive du permis valable à vie. Pour les catégories voiture et moto, la durée de validité du permis de conduire est désormais limitée, généralement à quinze ans.
Le renouvellement ne nécessite pas de repasser l’examen, mais peut inclure une actualisation des données. Ou, à terme, des contrôles d’aptitude, notamment pour les conducteurs les plus âgés.
Autre changement important : la montée en puissance du permis de conduire numérique. Déjà disponible, il devient en 2026 un véritable équivalent du permis physique pour les contrôles routiers et les démarches administratives.
Accessible sur smartphone, il vise à simplifier la vie des conducteurs tout en limitant la fraude. Même si la version papier reste autorisée.
La période probatoire des jeunes conducteurs est également au cœur des évolutions. Avec des règles plus harmonisées et une tolérance toujours très faible pour les infractions graves comme l’alcool, les stupéfiants ou l’usage du téléphone au volant.
Les sanctions peuvent être plus rapides et plus dissuasives. Enfin, l’accès au permis pourrait devenir plus coûteux et plusieurs dispositifs d’aide financière sont remis en question.
Le CPF va-t-il continuer de financer le permis de conduire ?
Le permis de conduire financé via le CPF vit-il ses derniers instants ? Pas totalement, mais l’accès pourrait bientôt être fortement restreint.
En effet, le Sénat souhaite en effet limiter l’utilisation du Compte personnel de formation pour l’apprentissage de la conduite aux seuls demandeurs d’emploi. Une orientation qui, sans être encore définitive, suscite déjà de vives réactions.
Le texte doit encore être examiné par l’Assemblée nationale, mais il inquiète fortement les acteurs du secteur. Pour Édouard Rudolf, cofondateur d’En Voiture Simone, cette réforme serait lourde de conséquences.
Il estime qu’elle pénaliserait en priorité les publics les plus fragiles ainsi que les habitants des zones rurales et périurbaines. Là où la voiture reste souvent indispensable pour accéder à un emploi.
Restreindre le financement du permis aux seuls demandeurs d’emploi reviendrait, selon lui, à entraver la mobilité des actifs, freiner les reconversions professionnelles. Pénaliser les apprentis et les jeunes travailleurs, et, à terme, créer les chômeurs de demain.
Les chiffres viennent appuyer ces inquiétudes. D’après une étude de la Dares, plus de la moitié des bénéficiaires du CPF pour financer leur permis ont moins de 30 ans et disposent d’un faible niveau de qualification, inférieur au baccalauréat.
Vives inquiétudes au sujet du financement du permis de conduire
Pour près d’une personne sur deux, le permis financé via le CPF est indispensable pour se rendre au travail, et pour près de quatre sur dix, pour en rechercher un. Autrement dit, il s’agit moins d’un confort que d’un levier essentiel d’insertion professionnelle.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que ce mode de financement se dit fragilisé. Depuis 2024, le CPF ne permet déjà plus de couvrir intégralement le coût du permis de conduire.
Un reste à charge se voit désormais imposé, sauf pour les demandeurs d’emploi ou les bénéficiaires dont l’employeur prend en charge une partie des frais. Une évolution qui a déjà réduit l’accessibilité du dispositif pour de nombreux actifs.
Du côté du Sénat, la position se dit totalement assumée. Selon son analyse, le CPF n’a pas vocation à financer le permis de conduire. L’institution rappelle qu’il existe plusieurs autres aides pour obtenir le fameux sésame, qu’il s’agisse de dispositifs locaux.
Mais aussi d’aides proposées par France Travail ou encore du prêt à taux zéro du « permis à un euro ». Les sénateurs estiment également que le système actuel crée des inégalités, notamment entre les étudiants.
Un apprenti peut mobiliser son CPF pour financer son permis, sans que le niveau de ressources ne se voit réellement pris en compte. Mais l’argument principal reste budgétaire.
Supprimer le financement du permis de conduire via le CPF pour les apprentis permettrait de dégager 36 millions d’euros d’économies dès 2026. Une perspective jugée attractive dans un contexte de finances publiques sous tension.
Reste désormais à savoir si l’Assemblée nationale suivra cette ligne. Ou si elle décidera de préserver un outil que beaucoup considèrent encore comme un pilier de la mobilité et de l’insertion professionnelle
Salut, je suis Ruben, le nouveau rédacteur web de Tuxboard.com. Fraîchement diplômé d'une école de journalisme à Paris, je suis passionné par l'actualité des médias, les émissions de télévision et la sociologie. Je suis enthousiaste à l'idée de partager avec vous mes articles et mes décryptages de l'actualité sur Tuxboard.
Lidl dévoile les pantalons les plus confortables de l’hiver à prix mini
IKEA: tout ce que vous pouvez manger sur place, du restaurant au bistro, bien plus que des boulettes
Boules de neige: interdites depuis près d’un siècle dans une ville des États-Unis à cause d’un enfant de 9 ans
Produit nettoyant : ajoutez cet ingrédient pour des vitres sans traces