Vous aimez les plantes d'intérieur ? Attention tout de même : car toutes ne se valent pas et certaines peuvent même nuire à votre santé !
Avoir des plantes d’intérieur chez soi est un vrai plaisir. À condition que celles-ci respectent votre santé ! Car certaines, bien que jolies, sont de vrais poisons pour l’air. Voici lesquelles…
Plantes d’intérieur : plus que de simples décorations
Quelles que soient leurs tailles, leur aspect ou encore leurs noms compliqués… Les plantes d’intérieur font partie des éléments décoratifs que l’on aime avoir chez soi.
Celles-ci apportent indéniablement une touche de vie et de charme à nos habitations urbaines. Si on les choisit souvent pour leur esthétique ou leur pouvoir décoratif, elles offrent bien d’autres avantages.
Car au-delà de leur simple rôle décoratif, les végétaux participent activement à notre confort et à notre épanouissement à la maison. Qu’il s’agisse d’un petit cactus posé sur le rebord d’une fenêtre ou d’un majestueux ficus, chacun d’entre eux apporte sa personnalité. Et aussi ses bienfaits.
En effet, les plantes vertes influent sur l’humidité de l’air que nous respirons à la maison. En libérant de la vapeur d’eau, elles contribuent à améliorer la qualité de celui-ci un effet. Ce qui s’avère d’ailleurs particulièrement bénéfique en période hivernale, lorsque les chauffages assèchent l’atmosphère.
De très nombreuses plantes possèdent aussi la capacité de filtrer naturellement les polluants présents dans nos logements. Ce phénomène, appelé « phytodépollution », leur permet d’absorber et de neutraliser certaines substances nocives, comme le formaldéhyde issu des meubles en aggloméré.
Elles peuvent aussi filtrer les polluants qui s’échappent de certains produits ménagers, ainsi que certaines peintures et fumées. On comprend donc bien que les avoir à nos côtés est une bonne idée. Mais attention toutefois ! Car tous les spécimens botaniques ne sont pas logés à la même enseigne.
Ces végétaux qui polluent l’atmosphère
Certaines plantes en effet font plus de mal que de bien à notre santé en rejetant dans l’atmosphère des COV (composés organiques volatils). Aussi appelés BVOC (Biogenic Volatile Organic Compounds), ils se trouvent naturellement dans certaines plantes, arbres et fleurs.
Chez les plantes vertes, ces molécules sont principalement libérées dans l’air par les feuilles. Parmi les COV que l’on rencontre le plus souvent se trouve les isoprènes, qui aide les feuilles à supporter des températures élevées en stabilisant les membranes cellulaires.
Celles-ci aident aussi à neutraliser certains radicaux libres quand la plante est exposée au soleil intense. Pour la santé humaine, l’inhalation de COV de manière régulière peut avoir des conséquences plus ou moins gênantes.
Irritation des voies respiratoires, toux, mal de gorge… L’exposition répétée à certaines molécules émises par les plantes d’intérieur peut favoriser l’apparition de troubles respiratoires, irriter les poumons et aggraver les crises d’asthme.
Pour éviter d’être confronté à ces problèmes, le mieux est donc d’éviter d’inviter certains spécimens chez vous. C’est le cas du ficus benjamina, aussi appelé figuier pleureur. Bien que très décoratif, cet arbuste qui peut prendre de belles proportions devra être évité par les personnes sensibles aux COV.
Même chose pour l’eucalyptus (mini bonsaï), connu pour être un fort émetteur d’isoprène et d’autres terpènes aromatique. Enfin, éviter aussi à la maison la présence de certains palmiers qui peuvent aussi émettre des traces de composés volatils.
Heureusement, il existe une grande variété d’autres plantes capables de préserver la qualité de votre air, voire de l’assainir. C’est le cas des fougères, des pothos et scindapsus, du chlorophytum (plante araignée), ainsi que du philodendron.
Sans oublier la célèbre monstera, avec ses feuilles très graphiques, qui fait toujours son petit effet dans une pièce !