Stephan Eicher revient avec un nouvel album : Eldorado et quelques dates de sa tournée

Stephan Eicher revient sur le devant de la scène avec un tout nouvel album studio, baptisé « Eldorado » et disponible dès aujourd’hui sur Barclay. Deux éditions de « Eldorado » sont dans les bacs, une super jewel box et une limitée digisleeve incluant un DVD bonus. Annoncé par « Rendez-vous », premier single présenté, « Eldorado », ce disque, Stephan Eicher devait l’avoir dans un coin de sa tête depuis longtemps, presque quinze ans à l’époque de « Carcassonne », en 1993, quand il pensait déjà à se réinventer après six grosses années de succès ininterrompu (« Two People In A Room », « Combien De Temps », « Déjeuner En Paix », « Pas D’ami (Comme Toi) »).

Il rêvait déjà de grands espaces et d’Amérique, fantasmait sa culture européenne sur le modèle des civilisations nomades. Mais ses racines l’avaient amené alors ailleurs, vers des soleils plus provençaux et méditerranéens. Puis, il a virtuellement continué sa route vers le Sud, en organisant de savants dialogues à distance entre l’Afrique, le blues et l’électronique sur l’expérimental « 1000 Vies » en 1996, avant de mettre le cap vers les terres celtes pour un Louanges bercé du doux feu des violons, flûtes et pipes irlandaises. Stephan Eicher a retrouvé en 2003 des climats plus continentaux sur un « Taxi Europa » orienté nord-sud, généreux, avec lequel il fera le tour du vieux continent.

« A la fin de cette longue tournée, je ne supportais plus l’idée de chanter fort. J’avais envie de chanter pour moi-même ou pour une seule personne », a confié Stephan Eicher. « Comme par hasard, j’ai commencé à faire les maquettes de nouveaux titres dans des lieux où je ne pouvais pas faire de bruit. En Camargue, il y avait un chien qui aboyait dès que je commençais à chanter trop fort. A Bruxelles, je devais presque fredonner les mélodies pour ne pas réveiller l’enfant qui dormait à côté. Peu à peu, je me suis mis à placer ma voix autrement ». « Eldorado » est né comme ça, dans le silence feutré et le secret des nuits. Et comme souvent chez Stephan Eicher, c’est la voix qui a ouvert la voie.

Adoucie, contenue dans les replis de l’intime, elle a dicté implicitement tous les choix instrumentaux. Il fallait de l’organique, du grain, de la matière et du toucher pour laisser plus de place aux silences, une instrumentation figurative, presque une vraie musique de film qui puisse raconter ce que la voix taisait et en démultiplier les intentions. Pour atteindre sa destination, Stephan Eicher va d’abord solliciter son ami compositeur et arrangeur Reyn, puis des musiciens de jazz avec lesquels il a défini les essences sonores : contrebasse, grand piano, clarinette, celesta, vibraphone, mellotron et batterie minimaliste (« Charly », « (I Cry At) Commercials », « Weiss Nid Was Es Isch »).

Des premières sessions live au studio « ICP » de Bruxelles, dans la plus pure tradition d’un swing folk et d’une americana inspirés, le début de la recherche d’un « Eldorado », justement. Dans un deuxième temps, sa rencontre avec Frédéric Lo (compositeur et réalisateur de l’album « Crève-coeur » de Daniel Darc) affirmera sa volonté de revenir aussi à l’électro-pop de ses débuts (« Dimanche En Décembre », « Solitaires »), y mêlant par endroits une instrumentation résolument tournée vers l’Ouest (le banjo sur « Confettis »). Stephan Eicher et Frédéric Lo complèteront le tableau chromatique de « Eldorado » (« Voyage », « Eldorado ») en produisant ensemble plus de la moitié des titres.

Paul Niehaus, le pedal steel de Lambchop et Martin Wenk, la trompette mariachi de Calexico (« Rendez-vous ») finissent de transporter les titres de Stephan Eicher de l’autre côté de l’Atlantique, dans l’Amérique idéale de Sparklehorse. « Eldorado », Stephan Eicher, le suisse, n’a jamais autant semblé chez lui que dans ce décor. Et pourtant, il n’a jamais si peu chanté en langue anglaise. Il y habite les textes en bernois (on se souvient de « Hemmige »), celui de son compatriote l’auteur Martin Suter (« Weiss Nid Was Es Isch », « Zrügg Zu Mir », « Charly »), et en français, sous la plume de Philippe Djian (« Confettis », « Solitaires », « Voyage »), l’écrivain-parolier de toujours qui signe même une de ses premières musiques (« Pas Déplu »).

Mais aussi, et c’est l’autre nouveauté de « Eldorado », des titres imaginés par d’autres, deux figures de proue de cette pop française un peu oblique : Mickaël Furnon de Mickey 3D (« Dimanche En Décembre ») et Raphaël. Loin de son statut de star de la chanson, Raphaël a endossé la panoplie de l’homme de l’ombre, auteur-compositeur de « Rendez-vous » qui porte sa patte si caractéristique mais aussi sa voix de choeurs sur ce premier single. « J’ai toujours eu une curiosité infantile. Ma tête ne se nourrit que lorsqu’elle bouge. C’est l’extérieur qui m’anime », a souvent confessé Stephan Eicher pour expliquer son amour des routes et des dépaysements, sa soif de surprises et de découvertes musicales.

Avec les onze pépites de « Eldorado », le voilà lancé sur les sentiers d’une aventure que l’on veut déjà fantastique. Stephan Eicher présentera son nouvel album studio au public lors d’une nouvelle tournée, durant laquelle il prévoit de donner des représentations au « Transbordeur » de Lyon le 22 mai et au « Bataclan » de Paris le 30, mais également à « l’Olympia » de Paris le 31 octobre et le 1er novembre, entre autres. La billetterie est ouverte, réservations dans les points de vente habituels.

Voici le tracklisting du nouvel album studio « Eldorado » de Stephan Eicher :

* 01. « Confettis »
* 02. « Rendez-vous »
* 03. « Weiss Nid Was Es Isch »
* 04. « Dimanche En Décembre »
* 05. « (I Cry At) Commercials »
* 06. « Voyage »
* 07. « Solitaires »
* 08. « Pas Deplu »
* 09. « Charly »
* 10. « Eldorado »
* 11. « Zrügg Zu Mir »

Voici les dates confirmées de la nouvelle tournée de Stephan Eicher :

* 21.05 : Lille – « Théâtre Sébastopol »
* 22.05 : Lyon – « Transbordeur »
* 23.05 : Strasbourg – « Salle Des Fêtes De Schiltigheim »
* 25.05 : Bordeaux – « Théâtre Femina »
* 26.05 : Aurillac – « Le Parapluie » – « Festival Europa Vox »
* 29.05 : Rennes – « Cité »
* 30.05 : Paris – « Bataclan »
* 31.10 : Paris – « Olympia »
* 01.11 : Paris – « Olympia »