Durant les vacances d'hiver, il y a un signal qui doit à tout prix vous alerter. C'est même le cas si vous optez pour une simple balade !
Les paysages enneigés attirent chaque année de nombreux vacanciers en montagne. Les panoramas blancs séduisent autant les skieurs que les familles venues marcher en raquettes. Pourtant, derrière cette carte postale des vacances d’hiver, un danger discret peut surgir à tout moment.
Un véritable risque durant les vacances d’hiver
Les récentes chutes de neige dans les massifs ont rappelé la fragilité du manteau neigeux. Dans les Alpes du Sud, les épisodes de fortes précipitations associés à du vent violent ont aggravé la situation.
Durant les vacances d’hiver, ce type de combinaison météo doit immédiatement éveiller l’attention des promeneurs. Une avalanche correspond à une rupture de la couche de neige qui glisse sur une pente.
Sachez que ce phénomène survient le plus souvent sur des inclinaisons comprises entre 30 et 55 degrés. Selon les données de Géorisques, la neige peut dévaler à une vitesse très variable. Elle va de 10 km/h à près de 400 km/h.
Le volume entraîné peut donc dépasser largement la zone de départ. Météo-France publie chaque jour un bulletin d’estimation du risque d’avalanche, noté de 1 à 5. Le niveau 1 indique un risque faible, tandis que le niveau 5 correspond à un danger très fort.
Durant les vacances d’hiver, sachez que consulter ce bulletin constitue un réflexe essentiel avant toute sortie. Les secours rappellent qu’un niveau 3 sur 5 reste particulièrement trompeur. Ce degré, qualifié de marqué, est souvent jugé acceptable à tort.
Pourtant, près de la moitié des accidents hors-piste recensés ces dix dernières années ont fini par se produire avec un risque évalué à 3. Dans les Hautes-Alpes, les Alpes-de-Haute-Provence et les Alpes-Maritimes, une récente perturbation a accentué le danger.
Le risque d’avalanche va s’accentuer
Un bulletin local précise qu’elle « va augmenter le risque d’avalanche, qui est déjà de 3, au-dessus de 1 800 mètres sur quasiment l’ensemble des massifs montagneux ». Pendant les vacances d’hiver, vous ne devez jamais négliger ce type d’annonce.
Le météorologue Paul Marquis a également averti que « cette perturbation s’achèvera mardi en cours de matinée« . Dans certains secteurs comme le massif des Écrins, les cumuls de neige fraîche ont atteint 40 à 50 centimètres au-dessus de 2000 mètres.
Sous l’effet des rafales, le risque est monté à 3 voire 4 sur 5. Plusieurs accidents graves ont d’ailleurs eu lieu récemment. À Cervières, un skieur a d’ailleurs perdu la vie sur les pentes de l’Arpellin, près du col de l’Izoard.
Quelques jours plus tard, un promeneur en raquettes est décédé dans des circonstances similaires. Ces drames rappellent que les vacances d’hiver ne protègent pas du danger, même lors d’une simple balade.
La prévention commence bien avant le départ. Ghislaine de Rincquesen, du Club Alpin Français de Pau, souligne alors que « la sécurité en montagne commence avant même de chausser les skis ».
« Il est essentiel de consulter la météo »
Avant d’ajouter aussi : « Il est essentiel de consulter la météo, le bulletin d’estimation du risque d’avalanche et l’état de l’enneigement. Les conditions peuvent évoluer rapidement, notamment en hiver ».
Elle précise également que « en dehors des pistes balisées, la vigilance doit être renforcée. Le hors-piste nécessite des compétences spécifiques, un itinéraire réfléchi et un équipement de sécurité adapté (DVA, pelle, sonde) ».
Durant les vacances d’hiver, sortir des itinéraires sécurisés exige une préparation rigoureuse. Le matériel joue un rôle déterminant. Le trio DVA, pelle et sonde reste indispensable en terrain avalancheux.
Le détecteur de victimes d’avalanche doit se vérifier avant chaque sortie. La pelle doit se montrer solide, de préférence en métal. La sonde permet de localiser précisément une personne ensevelie. Certaines règles simples réduisent aussi les risques.
Il convient d’éviter les pentes raides chargées de neige fraîche, de se méfier des corniches et des couloirs encaissés, et de ne pas partir seul. Espacer les membres d’un groupe dans une zone sensible limite les conséquences d’un éventuel déclenchement.