Tuxboard - Xpeng défie Tesla en Europe : sa conduite autonome VLA 2.0 arrive début 2027 sur nos routes

Xpeng lance son système NGP basé sur VLA 2.0 en Europe début 2027. Déjà testé en Allemagne, il concurrence directement le FSD de Tesla.

La course à la conduite autonome en Europe prend un nouveau tournant. Alors que Tesla attend encore la validation de son système FSD sur le Vieux Continent, Xpeng annonce officiellement l’arrivée de sa technologie de conduite intelligente pour début 2027. Le constructeur chinois s’impose ainsi comme un concurrent direct, avec une solution déjà éprouvée sur les routes chinoises.

Une technologie VLA 2.0 déjà validée en conditions réelles

Opérationnelle depuis mars 2026 en Chine, la conduite autonome VLA 2.0 a eu l’occasion de prouver sa fiabilité au quotidien. Liu Xianming, responsable de la conduite autonome chez la marque, souligne que la technologie est désormais utilisée pour plus de la moitié des kilomètres parcourus par les utilisateurs. Ce chiffre témoigne d’une adoption rapide et d’une confiance grandissante des conducteurs.

Fort de ce succès en Chine, le constructeur vise à présent l’Europe. Les tests routiers menés en Allemagne valident déjà la fluidité de cette intelligence artificielle face aux règles de circulation européennes. Par conséquent, le déploiement prévu pour début 2027 repose sur des bases concrètes et non sur de simples promesses.

L’annonce officielle du 14 juillet

C’est le 14 juillet 2026 que Xiaopeng He, PDG et fondateur de la marque, a officialisé la nouvelle sur le réseau X. Il a ainsi déclaré que le système de conduite intelligente serait bien lancé en Europe au début de l’année 2027.

« Le système de conduite intelligente ‘Next Generation Pilot’ (NGP) de Xpeng, basé sur la technologie VLA 2.0, sera lancé en Europe début 2027. »

Cette annonce confirme une stratégie d’expansion internationale clairement assumée. De plus, les essais en Allemagne montrent que la marque ne se contente pas de communiquer : elle agit déjà sur le terrain européen.

Le Mona L03 au cœur du déploiement européen

Ce système de conduite autonome fera ses débuts à bord du Mona L03, un SUV très attendu par les fans de la marque. Le véhicule embarque la puce maison Turing AI et offre une puissance de calcul allant jusqu’à 1 500 TOPS. Ainsi, il dispose de toutes les ressources nécessaires pour faire fonctionner cette technologie de pointe.

Comme Tesla le fait déjà avec son FSD, les évolutions du système se feront via de simples mises à jour à distance. Cette approche garantit une amélioration continue sans passer par un garage. Les conducteurs bénéficieront donc des progrès logiciels au fil du temps, de façon transparente.

  • Système NGP basé sur la technologie VLA 2.0
  • Puce maison Turing AI avec jusqu’à 1 500 TOPS
  • Mises à jour à distance pour faire évoluer le logiciel
  • Tests déjà réalisés sur les routes allemandes
  • Lancement européen prévu pour début 2027

Le conducteur reste responsable à tout moment

Malgré ses capacités avancées, le système exige toujours la supervision constante du conducteur. Les mains doivent rester sur le volant en permanence pour réagir en toutes circonstances. Ce cadre répond aux exigences réglementaires européennes actuelles en matière de conduite assistée.

Le système promet de conduire d’un point A à un point B sans intervention active, même en pleine ville. Pourtant, la vigilance du conducteur reste une condition non négociable. Cette approche prudente peut rassurer les autorités de régulation du continent.

Xpeng face à Tesla et Google sur le marché européen

La marque chinoise s’inscrit dans un contexte de concurrence intense. Tesla se heurte encore à la validation européenne pour son FSD, ce qui laisse une fenêtre d’opportunité. De son côté, Google prépare l’arrivée de Waymo en Europe, en s’appuyant sur une législation mondiale autour des taxis autonomes.

La marque intègre par ailleurs cette même architecture logicielle à sa flotte de robotaxis. Cela confirme une ambition bien plus large que la simple voiture particulière. Ainsi, le constructeur vise à peser sur l’ensemble de la mobilité autonome en Europe.

La concurrence chinoise s’organise donc face aux acteurs américains, jusqu’ici dominants dans ce secteur. Avec une technologie testée, des chiffres d’usage probants et un calendrier annoncé, le constructeur présente un dossier solide. L’arrivée du NGP sur les routes européennes pourrait bien rebattre les cartes de la conduite autonome dès 2027.