Tuxboard - Anthropic révèle les 10 métiers les plus menacés par l'IA : programmeurs et service client en tête

En 2026, Anthropic classe les métiers les plus exposés à l'IA. Programmeurs et service client dominent, cuisiniers et barmans résistent.

L’impact de l’intelligence artificielle sur l’emploi inquiète de nombreux travailleurs en 2026. Anthropic vient de publier une nouvelle méthode pour évaluer l’exposition des différents métiers face à l’automatisation. Cette approche se distingue par sa prise en compte des usages réels de la technologie.

Une méthode qui combine théorie et pratique

Jusqu’à présent, les analyses calculaient l’exposition d’un métier en tenant compte des compétences de l’IA pour remplacer les humains. Anthropic évoque pourtant des écarts possibles entre les capacités théoriques et les usages réels. La nouvelle méthode s’appuie donc sur les données provenant de l’analyse des utilisations de Claude et de l’API d’Anthropic.

Certaines tâches théoriquement possibles peuvent ne pas apparaître dans l’utilisation réelle. En effet, des limites du modèle, des contraintes juridiques ou des exigences logicielles spécifiques freinent leur adoption.

« Certaines tâches théoriquement possibles peuvent ne pas apparaître dans l’utilisation en raison des limites du modèle. D’autres peuvent être lentes à se diffuser en raison de contraintes juridiques, d’exigences logicielles spécifiques, d’étapes de vérification humaine ou d’autres obstacles. »

L’écart entre théorie et réalité

Le graphique publié par Anthropic met en avant l’écart entre les capacités théoriques de l’IA pour un métier et l’exposition réelle à l’automatisation. Cette différence montre que certains postes sont moins menacés qu’on ne le pense. D’autres, en revanche, subissent une pression plus forte que prévu.

Anthropic indique vouloir réexaminer régulièrement ces analyses. L’entreprise admet aussi que cette approche ne saisira pas tous les canaux par lesquels l’IA pourrait remodeler le marché du travail.

  • Les programmeurs informatiques arrivent en première position des métiers exposés
  • Les représentants de service client suivent juste derrière
  • Les cuisiniers font partie des professions les moins menacées
  • Les mécaniciens de motos, sauveteurs et barmans sont peu exposés
  • 30 % des travailleurs exercent des métiers à faible risque selon cette analyse

Quels métiers sont les plus menacés ?

Selon la méthodologie d’Anthropic, les programmeurs informatiques occupent la première place du classement des professions exposées. Les représentants de service client arrivent en deuxième position. Ces deux catégories voient leurs tâches régulièrement automatisées via les outils d’IA.

L’entreprise publie une liste des dix métiers les plus exposés. Cette liste devrait évoluer au fil du temps, à mesure que les usages de l’IA se transforment. De nouvelles analyses sont prévues pour affiner ces résultats.

Anthropic précise que les perturbations économiques liées à l’usage de l’IA pourraient ne pas être brutales. Elles ressembleraient davantage aux changements provoqués par internet ou par le commerce avec la Chine qu’à ceux causés par le COVID.

Les professions les moins exposées à l’automatisation

À l’opposé du spectre, certains métiers apparaissent trop peu souvent dans les données utilisées par Anthropic. Ce groupe inclut des professions comme cuisinier, mécanicien de motos, sauveteur ou barman. Ces postes impliquent des tâches physiques ou relationnelles difficiles à automatiser.

Ces métiers représentent 30 % des travailleurs selon l’analyse. Leur faible exposition s’explique par la nature même de leurs activités quotidiennes. L’IA peine à reproduire certaines compétences manuelles ou sociales.

Anticiper les perturbations économiques

Anthropic espère identifier de manière fiable les futures perturbations économiques grâce à sa nouvelle méthode. L’objectif est d’agir avant que des effets significatifs ne se manifestent sur le marché du travail. Cette démarche vise à accompagner les transitions professionnelles.

Le concurrent d’OpenAI reconnaît les limites de son approche. Tous les canaux par lesquels l’IA pourrait remodeler l’emploi ne seront pas captés. L’analyse devrait donc évoluer dans les mois et années à venir.

Les données provenant de Claude et de l’API d’Anthropic permettent désormais une vision plus réaliste. Cette combinaison de théorie et de pratique offre une grille de lecture utile pour les travailleurs comme pour les décideurs.