BlogActusDeux cartes montrent l’ampleur de l’obésité infantile dans le monde

Deux cartes montrent l’ampleur de l’obésité infantile dans le monde

L’obésité infantile est en train de devenir un véritable fléau mondial.

La revue médicale britannique Lancet, en collaboration avec l’Organisation Mondiale de la Santé, a analysé les données collectées par 2 400 études sur l’obésité, recensant la taille et le poids d’environ 32 millions de personnes de 5 à 19 ans.

Elle a découvert que 124 million de garçons et de filles souffrent actuellement d’embonpoint dans le monde.

Les pays occidentaux sont les plus touchés, mais également la Chine, l’Australie et certaines régions d’Amérique du Sud.

Bien qu’il y ait un nombre plus important d’enfants souffrant d’insuffisance pondérale, si cette tendance se poursuit, la courbe pourrait s’inverser d’ici 2022. En effet, rien que ces quatre dernières années, elle a multiplié par dix.

Majid Ezzati, l’un des auteurs de la recherche, a admis que leurs conclusions étaient loin d’être optimistes :

« On peut venir à bout de l’obésité, mais ce serait une exagération d’assimiler cela à une « bonne nouvelle ». Les chiffres sont encore élevés, et nous devons tout faire pour les baisser. »

Ces deux cartes de NCD Risk Factor montrent l’étendue du problème de l’obésité infantile dans le monde :

L’obésité chez les garçons en 1980 et 2016

L’obésité chez les filles en 1980 et 2016

En 2016, les pays les plus touchés par l’obésité infantile étaient les petites îles du Pacifique comme Nauru, les Îles Cook et les Palaos.

En France, 18% d’enfants âgés entre 3 et 17 ans étaient en risque d’obésité et de surpoids.

Les pays qui ont lutté contre l’insuffisance pondérale des enfants se situaient en Asie, à savoir l’Inde, le Pakistan, l’Afghanistan et le Bangladesh.

Evolution de l’obésité chez les filles entre 1975 et 2016

Evolution de l’obésité chez les garçons entre 1975 et 2016

Quelle solution contre l’obésité infantile ?

Les experts ont suggéré d’introduire une politique fiscale générale similaire à la « taxe soda » en France, créée en 2012 sous Nicolas Sarkozy, afin d’augmenter les prix des boissons jugées malsaines.

Le professeur Ezzati reconnait que la malbouffe est souvent l’option la moins chère pour les gens. En effet, les aliments les plus abordables, sont aussi les plus caloriques.

La vérité, hélas, est qu’il est très difficile de manger sainement quand on est pauvre.

Publié le 17 octobre 2017 à 7:37, par :
Emma Renaux

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