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Dictionnaire du Diable de Ambrose Bierce

Découvrez les nouvelles définitions, du journaliste et écrivain américain Ambrose Bierce (1842-1914) dans le du Diable, un recueil de 998 formules assassines, corrosives et sans merci pour le genre humain, écrit de 1881 à 1906.

Merci à DeusIrae de nous avoir fait découvrir cette œuvre poilante, via son commentaire dans les définitions originales.

Aborigènes n.p. Personnes de moindre importance qui encombrent les paysages d’un pays nouvellement découvert. Ils cessent rapidement d’encombrer ; ils fertilisent le sol. p.7
Absurdité n. Affirmation manifestement incompatible avec son opinion propre. p.11
Accomplissement n. La fin de l’effort et le début de l’ennui. p.11? Adorer : vénérer non sans espérances.
Alliance n. En politique internationale, union de deux voleurs qui ont leurs mains si profondément enfoncées dans les poches l’un de l’autre qu’il leur est difficile de s’en prendre séparément à un troisième. p.14
Amnistie n. Magnanimité d’un pays envers des coupables qu’il serait trop onéreux de sanctionner. p.17
Amour n. Folie temporaire que l’on peut guérir par le mariage ou en retirant le patient du champ d’influence qui est à la source de l’indisposition. p.17
Antipathie n. Sentiment inspiré par l’ami d’un ami. p.19
Aphorisme n. Sagesse prédigérée. p.19
Ardeur n. État particulier de l’amour sans expérience. p.20
Assisté n. Individu qui compte sur la générosité publique pour un soutien que vous-mêmes n’êtes pas en position de pouvoir obtenir. p.22
Auto-évident adj. Évident pour une seule personne à l’exclusion de toute autre. p.27
Autosatisfaction n. Évaluation erronée. p.27
Avouer v. Confesser une faute. Dévoiler les fautes d’autrui est un grand devoir imposé par l’amour de la vérité. p.28

Bacchus : Divinité complaisante inventée par les anciens pour excuser leurs excès de boisson.
Bataille n. Manière de défaire avec les dents un noeud politique qui ne veut pas céder avec la langue. p.31
Beauté n. Pouvoir qui permet à la femme de charmer un amoureux et de terrifier un mari. p.31
Bien-être n. État d’esprit produit par la contemplation des ennuis d’autrui. p.32
Bruit n. Puanteur dans l’oreille. Musique non domestiquée. Produit principal et signe authentique de civilisation. p.36
Calomnier v. Attribuer malicieusement à quelqu’un les actions vicieuses que l’on n’a pas eu la tentation ou l’opportunité de commettre soi-même. p.37
Canon n. Instrument utilisé dans la rectification des frontières nationales. p.37
Carnivore. Qui s’adonne à l’action cruelle de manger l’infortuné végétal, ainsi que ses usufruitiers et continuateurs.
Cerveau n. Appareil avec lequel nous pensons que nous pensons. p.43
Chemin de fer n. Le plus important des dispositifs mécaniques qui nous permettent de nous déplacer de là où nous sommes à là où nous ne serons pas mieux. p.45
Chrétien n. Personne qui croit que le Nouveau Testament est un livre d’inspiration divine admirablement adapté aux besoins spirituels de son voisin. Personne qui suit les enseignements du Christ tant qu’ils ne sont pas incompatibles avec une vie de péché. p.48
Ciel n. Endroit où les méchants cessent de vous assommer avec la bavardage de leurs affaires personnelles, et où les gentils écoutent avec attention tandis que vous exposez les vôtres. p.49
Cirque n. Endroit où les chevaux, les poneys et les éléphants sont autorisés à voir des hommes, des femmes et des enfants se conduire comme des idiots. p.51
Citation n. Répétition erronée d’une déclaration d’autrui. Extrait repris avec des erreurs. p.51
Clairvoyance n. Capacité pour une personne, généralement féminine, de voir ce qui est invisible pour son patron – à savoir que c’est un abruti. p.51
Clarinette n. Instrument de torture utilisé par une personne qui a du coton dans les oreilles. Il y a deux instruments qui sont pires qu’une clarinette – deux clarinettes. p.52
Comestible adj. Susceptible d’être mangé et digéré, comme un ver pour un crapaud, un crapaud pour un serpent, un serpent pour un cochon, un cochon pour l’homme et l’homme pour le ver. p.54
Commerce n. Sorte de transaction à travers laquelle A dépouille B des biens de C et en compensation de laquelle B soulage des poches de D de l’argent de E. p.54
Compromis n. Sorte d’ajustement d’intérêts divergents qui consiste à donner à chaque adversaire la satisfaction de penser qu’il a eu ce qu’il ne devait pas obtenir, et qu’il n’est privé de rien, sinon de ce qui lui était véritablement dû. p.57
Conférencier n. Homme qui met sa main dans sa poche, sa langue dans votre oreille et sa foi dans votre patience. p.58
Confident(e) n. Personne instruite par A des secrets de B, confiés personnellement par ce dernier à C. p.58
Connaisseur n. Spécialiste qui sait tout à propos d’une chose et rien à propos de tout le reste. p.58
Conservateur n. Politicien qui affectionne les maux existants, qu’il ne faut pas confondre avec le Libéral qui souhaite les remplacer par d’autres. p.59
Consolation n. Lorsque l’on constate qu’un homme meilleur est plus infortuné que soi. p.59
Consulter v. Rechercher l’approbation d’autrui pour un projet déjà bien arrêté. p.60
Conversation n. Foire où chacun propose ses petits articles mentaux, chaque exposant étant trop préoccupé par l’arrangement de ses propres marchandises pour s’intéresser à celles de ses voisins. p.61
Corsaire n. Politicien des mers. p.62
Critiques n.p. L’une des nombreuses méthodes qu’affectionnent les imbéciles pour perdre leurs amis. p.64
Curiosité n. Vilain défaut de l’esprit féminin. L’envie de savoir si oui ou non une femme se consume de curiosité est l’une des passions les plus actives et les plus insatiables de l’âme masculine. p.66
Cynique n. Grossier personnage dont la vision déformée voit les choses comme elles sont, et non comme elles devraient être. p.66
Dédain n. Sentiment d’un homme prudent envers un ennemi qui est trop formidablement à l’abri pour être attaqué. p.69
Déluge : première et remarquable expérience de baptême qui fit disparaître du monde tous les péchés et tous les pêcheurs.
Dentiste n. Prestidigitateur qui, tout en mettant du métal dans votre bouche, subtilise des pièces dans votre poche. p.72
Dérision n. Manière de montrer que la personne qui en subit les attaques est dénuée des heureuses qualités qui distinguent ceux qui l’attaquent. p.73
Détresse n. Maladie contractée à l’exposition de la prospérité d’un ami. p.73
Deux fois. adv. Une fois de trop. p.74
Dicton n. Expression populaire rebattue , ou proverbe. Voici, en guise d’exemple, quelques vieux dictons réajustés au goût du jour :?Mieux vaut tard que jamais tant qu’on ne vous a pas invité.?Donner l’exemple est mieux que de le suivre.?La valeur d’un ouvrage vaut ce que vaut la peine d’avoir à demander à quelqu’un d’autre de le faire.?De deux maux choisissez d’être le moindre.?Quand on veut, on pourrait. p.75
Diplomatie n. L’art patriotique de mentir pour son pays. p.76
Discussion n. Moyen de confirmer les autres dans leurs erreurs. p.76
Distance n. La seule chose que les riches soient prêts à accorder aux pauvres, en souhaitant qu’ils la gardent. p.76
Éducation n. Ce qui révèle, dans les manières et les façons d’un imbécile, son manque d’intelligence. p.86
Effet n. Le second de deux phénomènes qui apparaissent toujours ensemble et dans le même ordre. Le premier, appelé cause, est censé générer l’autre – ce qui n’est pas mieux démontré que par cette personne qui, n’ayant jamais vu de chien auparavant que dans la poursuite d’un lapin, déclare que le lapin est la cause du chien. p.87
Égoïste adj. Dénué de respect pour l’égoïsme des autres. p.87
Égotiste n. Personne de goût médiocre, plus intéressée par elle-même que par moi. p.87
Éloquence n. Art de convaincre les imbéciles par la parole de ce que le cheval blanc d’Henri IV est effectivement blanc. Cela inclut le talent de prouver que le cheval blanc est également de n’importe quelle autre couleur. p.89
Émancipation n. Changement de tutelle de la tyrannie d’autrui au despotisme de soi-même. p.89
La beauté chez les femmes et la distinction chez les hommes ont ceci en commun : ils sont pour l’imbécile une forme de crédibilité. p.93
Savoir n. Forme d’ignorance qui distingue les studieux. p.95
Évangéliste n. Porteur de bonnes nouvelles, particulièrement (dans un sens religieux) de celles qui assurent notre propre salut et la damnation de nos voisins. p.95
Excentricité n. Manière de se faire valoir qui est si facile à mettre en oeuvre que les imbéciles l’utilisent pour mettre en relief leur nullité. p.95
Excuser (s’) v. Poser les fondations d’une future offense. p.97
Expérience n. Lucidité qui nous permet de reconnaître comme une fâcheuse vieille connaissance la folie que nous venons de commettre. p.99
Faire plaisir v. Poser les fondations d’une structure de contrainte. p.102
Félicitations n.p. Politesse de la jalousie. p.104
Fidélité n. Vertu particulière de ceux qui ne sont pas loin d’être trompés. p.106
Foi n. Croyance sans preuve dans ce qui est affirmé par quelqu’un qui parle sans savoir, ou qui pense sans comparer. p.107
Fou adj. Atteint d’un haut degré d’indépendance intellectuelle ; qui ne se conforme pas aux standards de la pensée, de la parole et de l’action, déterminés par des magisters à partir de l’observation d’eux-mêmes ; qui diffère de la majorité ; en résumé, inhabituel. Il est à remarquer que les gens que l’on déclare fous le sont par des autorités qui n’ont pas à apporter la preuve qu’elles sont elles-mêmes parfaitement saines. p.108
Frontières n. En géographie politique, ligne imaginaire entre deux nations, séparant les droits imaginaires de l’une des droits imaginaires de l’autre. p.112
Gravitation n. Tendance de tous les corps de s’approcher les uns des autres avec une force proportionnelle à la quantité de substance qu’ils contiennent – la quantité de substance qu’ils contiennent étant constatée par la force de leur tendance à s’approcher les uns des autres. Ceci étant une aimable et édifiante illustration de la manière dont la science, ayant fait de A la preuve de B, fait de B la preuve de A. p.119
Hier n. Enfance de la jeunette, jeunesse de la maturité, passé révolu de la vieillesse. p.126
Histoire n. Compte rendu hautement douteux d’événements historiques hautement futiles, causés par des chefs d’une haute scélératesse et des soldats particulièrement stupides. p.127
Homéopathe n. L’humoriste de la profession médicale. p.131
Hypocrite n. Personne qui, professant des vertus qu’il ne respecte pas, rend évident l’avantage de sembler être ce qu’il dédaigne. p.134
Ignare n. Personne ignorante peu familiarisée avec certains domaines du savoir qui vous sont familiers, et qui ont des domaines de prédilection auxquels vous n’entendez rien. p.137
Imagination n. Entrepôt d’idées, dont le poète et le menteur sont copropriétaires. p.137
Index n. Doigt pointé qui, si on le suit, montre deux malfaiteurs. p.143
Indifférent adj. Imparfaitement sensible aux distinctions entre les choses. p.143? Infortune : cette sorte de fortune qui ne nous rate jamais.
Ingrat n. Individu qui reçoit un avantage d’un autre, ou qui est un objet de charité. p.147
Injustice n. Fardeau qui, de tous ceux que nous chargeons sur d’autres et transportons nous-mêmes, est le plus léger dans les mains et le plus lourd sur l’échine. p.147
Insurrection n. Révolution qui a échoué. Tentative infructueuse pour substituer le désordre à un mauvais gouvernement. p.151

Intention n. Prévalence dans l’esprit d’un ensemble d’influences sur un autre ensemble ; Effet dont la cause est l’imminence, immédiate ou lointaine, de l’exécution d’un acte involontaire. p.151Interprète n. Individu qui permet à deux personnes de langues différentes de se comprendre mutuellement, en répétant à chacune ce qu’il aurait été intéressant pour l’interprète que l’autre eût déclaré. p.151
Journaliste n. Écrivain qui tente de trouver sa voie dans la vérité, et qui la disperse dans une tempête de mots. p.158 Kilt n. Costume quelquefois porté par les Écossais en Amérique, et par les Américains en Écosse. p.160
Langage n. Musique avec laquelle nous charmons les serpents qui gardent le trésor d’un autre. p.161
Logique n. Art de penser et de raisonner en strict accord avec les limitations et les incapacités de l’humaine incompréhension. Toute la logique est basée sur le syllogisme, qui présente une proposition majeure, une proposition mineure et une conclusion – ainsi :?Proposition Majeure : Soixante hommes peuvent faire un ouvrage en soixante fois moins de temps qu’un seul homme.?Proposition Mineure :Un homme peut creuser un trou pour un poteau en soixante seconde ; donc – ?Conclusion : Soixante hommes peuvent creuser un trou pour un poteau en une seconde.?Cela peut prendre le nom de syllogisme arithmétique, dans lequel, en combinant la logique et la mathématique, nous jouissons d’une double certitude et sommes deux fois comblés de bonheur. p.167
Longévité n. Prolongation inconfortable de la peur de la mort. p.151
Loquacité n. Affection qui redouble chez le malade incapable de refréner sa langue quand vous souhaitez prendre la parole. p.168
Lunarien n. Habitant de la lune, à distinguer du lunatique qui est habité par la lune. p.171
Lycée n. 1/. École antique où l’on s’entretenait de morale et de philosophie. 2/. École moderne où l’on discute de football. p.171
Mariage n. État ou condition d’une communauté comportant un maître, une maîtresse et deux esclaves, l’ensemble ne faisant que deux personnes. p.178
Médire v. Faire le portrait d’un homme comme il est, quand il n’est pas là. p.180
Menteur n. Personne qui pratique l’expression de la vérité avec une conscience assez lâche. p.181
Ministre n. Personne qui agit avec un grand pouvoir et une faible responsabilité. p.182
Mythologie n. Ensemble des croyances d’un peuple primitif concernant ses origines, sa préhistoire, ses héros, ses dieux, etc., à ne pas confondre avec les récits véridiques qui sont inventés par la suite. p.190
Négociant n. Personne engagée dans une démarche commerciale. Une démarche commerciale est une action dans laquelle la chose démarchée est un dollar. p.191
Noces n. Cérémonie dans laquelle deux personnes s’engagent à devenir une, une s’engage à devenir rien du tout, et rien ne s’engage à devenir supportable. p.193
Objectif n. Le devoir que nous assignons à nos désirs. p.195
Occident n. Partie du monde qui se trouve à l’ouest (ou à l’est) de l’Orient. Elle est principalement habitée par les Chrétiens, puissante sous-tribu des Hypocrites, dont les principales activités sont le meurtre et l’escroquerie, qu’ils se complaisent à appeler « guerre » et « commerce ». Celles-ci étant également les principales activités de l’Orient. p.196
Opéra n. […] L’acteur singe l’humain – au moins dans son aspect ;?Le chanteur d’opéra singe le singe. p.151
Orthographe n. La science qui épelle avec l’oeil à la place de l’oreille. p.201
Paix n. Dans les affaires internationales, période de duperie entre deux périodes de combats. p.
Panthéisme n. Doctrine selon laquelle tout est Dieu, en contradiction formelle avec celle selon laquelle Dieu est tout. p.205
Patience n. Forme mineure de désespoir, déguisée en vertu. p.207
Phare n. Construction élevée sise au bord de la mer, dans laquelle le gouvernement entretient une lampe et l’ami d’un politicien. p.210
Pharmacien n. Complice du médecin, bienfaiteur du croque-mort et ravitailleur de la vermine du cimetière. p.210
Philosophie n. Route comportant de nombreuses voies et qui s’étend de nulle part à rien. p.211
Plagier v. Emprunter la pensée et le style d’un autre écrivain que l’on a jamais, jamais lu. p.213
Politesse n. La plus acceptable des hypocrisies. p.216
Politique n. Lutte d’intérêts déguisée en débat de grands principes. Conduite d’affaires publiques pour un avantage privé. p.216
Port. Endroit où les bateaux sont à l’abri des tempêtes et exposés à la furie des douanes.
Présage n. Signe que quelque chose arrivera si rien ne se passe. p.223
Préjugé n. Opinion qui se promène sans moyen visible de transport. p.223
Prescription n. Conjecture du médecin qui fera que se prolongera avec un moindre mal la situation du patient. p.223
Prêtre n. Homme qui prend en charge nos affaires spirituelles afin d’améliorer ses affaires temporelles. p.225
Preuve n. Évidence ayant une once de plausibilité supérieure à son improbabilité. Témoignage de deux personnes face à celui d’une seule. p.
Prier v. Demander que les lois de l’univers soient annulées en faveur d’un unique pétitionnaire, indigne de son propre aveu. p.225
Projeter v. Se faire du souci à propos de la meilleure méthode pour aboutir à un résultat accidentel. p.229
Prophétie n. L’art et la manière de vendre sa crédibilité avec une livraison future. p.229
Raseur n. Personne qui vous parle quand vous souhaitez qu’elle écoute. p.234
Reconsidérer v. Chercher une justification pour une décision déjà prise. p.235
Réfléchir v. Peser les probabilités dans la balance du désir. p.236
Refus n. […] Les refus appartiennent à différents degrés sur une échelle de valeur décroissante : le formel refus, le refus conditionnel, le timide refus et le refus féminin. Par certains casuistes, ce dernier est également appelé le refus consentant. p.237
Résolu adj. Obstiné dans une voie que nous approuvons. p.242
Révélation n. Livre fameux dans lequel Saint Jean le Divin cacha tout ce qu’il savait. Les révélations sont en fait effectuées par les commentateurs, qui ne savent rien. p.244
Révérence n. Attitude sacrée d’un homme envers un dieu, d’un chien envers un homme. p.245
[…] l’oeuvre la plus fascinante qui nous ait jamais été donnée reste Les Mille et une nuits. p.248
Route n. Ruban de terre au long duquel on peut cheminer depuis l’endroit où l’on s’ennuie jusqu’à l’endroit où il est futile d’aller. p.250
Ruse n. Ce qui tient lieu de cervelle aux imbéciles. p.250
Seul adj. En mauvaise compagnie. p.260
Sophismes n.p. Manière de discuter d’un adversaire, très différente de la sienne en ce qu’elle est supérieure par ses mensonges et ses invraisemblances. […] des palabres d’arguties et des nuages de mots. p.262
Sorcière n. 1/. Horrible et repoussante vieille femme, en perverse activité avec le diable. 2/. Belle et attirante jeune personne, dont les perverses activités dépassent le diable. p.263
Soumission. Patience dans l’inconfort, mais dans l’espoir d’une revanche qui en vaille la peine.
Souvenir (se) v. Se rappeler avec des améliorations de quelque chose de pas nécessairement connu. p264.
Surmenage n. Trouble grave qui affecte de hauts fonctionnaires publics quand ils veulent partir à la pêche. p.266
Syllogisme n. Formulation logique consistant en une affirmation majeure et une affirmation mineure, et une incohérente. p.267
[…] quelquefois totalement, quelquefois assez totalement. p.272
Travail n. L’un des processus selon lequel A gagne des biens pour B. p.278
En religion, nous ne croyons exclusivement qu’en ce que nous ne comprenons pas, sauf dans le cas d’une doctrine intelligible qui en contredit une autre inintelligible. Alors nous croyons en la première par le biais de la seconde. p.279
Vérité n. Compromis ingénieux entre l’apparence et la désirabilité. p.285
Vieillesse n. Période de la vie où nous transigeons avec les vices que nous continuons à chérir, tout en repoussant avec horreur ceux que nous n’avons plus la faculté de commettre. p.286
Violon n. Instrument qui titille les oreilles humaines par le frottement d’une queue de cheval sur les boyaux d’un chat. p.287
Voisin n. Personne qu’on nous demande d’aimer comme nous-mêmes, et qui fait tout ce qu’il peut pour nous faire désobéir. p.288
Voleur n. Homme d’affaires candide. p.288

Extrait de l’œuvre Le du Diable, par Bierce, traduit par Bernard Sallé [lien Fnac]

Publié le 8 septembre 2010 à 13:02, par :
La rédaction // Facebook

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