En 2026, la douche à l'italienne s'impose en Espagne et fait disparaître le bac surélevé. Accessibilité, entretien, matériaux : ce que ça change concrètement.
Imaginez une salle de bains où le sol se prolonge sans interruption jusqu’à la zone de douche, sans rebord à enjamber, sans bac blanc qui tranche avec le reste de la pièce. C’est exactement ce que les architectes d’intérieur espagnols plébiscitent depuis début 2026, au point que la douche à l’italienne s’impose comme le nouveau standard dans les projets de rénovation et de construction neuve.
Accessibilité et entretien : ce que ce système change vraiment au quotidien
L’un des arguments les plus forts avancés par les spécialistes cités par Okdiario concerne l’accessibilité. Dans une douche classique, un petit dénivelé sépare le sol de la salle de bains du receveur. Ce rebord, même minime, peut compliquer l’entrée pour certaines personnes. La douche de plain-pied supprime cet obstacle : on entre directement dans la zone de bain sans lever le pied. Les architectes et décorateurs espagnols soulignent que cette caractéristique prend une importance croissante avec le vieillissement de la population, et qu’elle représente une solution concrète pour améliorer l’accessibilité d’un logement.
L’entretien quotidien constitue un autre avantage mis en avant dans la presse espagnole. Moins de rails, moins de joints exposés, moins de recoins difficiles à atteindre : le calcaire et les résidus de savon trouvent moins d’endroits où s’accumuler. Pour quiconque a déjà passé du temps à récurer les bords d’un receveur surélevé, cet argument parle de lui-même.
De plus, la sensation d’espace que procure ce système est particulièrement appréciable dans les petits bains urbains. Sans coupure visuelle entre le sol et la zone de douche, le regard parcourt toute la pièce d’un seul tenant, ce qui crée une impression d’agrandissement réel.
Grès cérame, microciment, pierre naturelle : quels matériaux pour la douche à l’italienne
La douche à l’italienne ne se résume pas à un receveur plus bas. Il s’agit d’une zone de douche intégrée au niveau du plancher, dans la continuité du revêtement de toute la pièce. Le carrelage se prolonge jusqu’à l’évacuation, souvent sous la forme d’un siphon linéaire discret encastré dans le sol. Parfois, une paroi vitrée fixe délimite la zone humide, sans porte ni rail supplémentaire.
Les médias espagnols comme Okdiario, Vanitatis et Trendencias décrivent plusieurs options de matériaux, chacune apportant un rendu différent. Le grès cérame antidérapant en grand format limite le nombre de joints et assure une continuité visuelle forte. Le microciment continu offre un aspect lisse et homogène sur toute la surface. La pierre naturelle, quant à elle, donne un caractère plus brut et organique à l’ensemble. Dans tous les cas, les architectes espagnols privilégient le même revêtement au sol de toute la salle de bains, parfois prolongé sur les murs, pour effacer toute frontière entre la zone sèche et la zone humide.
- Grès cérame antidérapant grand format pour réduire les joints
- Microciment continu pour un rendu lisse et homogène
- Pierre naturelle pour un style plus brut
- Évacuation linéaire encastrée dans le sol
- Paroi vitrée fixe sans rail ni porte coulissante
Ce qu’il faut anticiper avant de se lancer dans les travaux
Adopter une douche à l’italienne demande une préparation technique sérieuse. Les guides rappellent qu’une pente d’environ 1 % vers le siphon est indispensable pour assurer un écoulement correct de l’eau. Une étanchéité parfaite sous le carrelage est aussi obligatoire pour éviter tout risque d’infiltration chez les voisins du dessous.
Les articles espagnols, notamment ceux du média As, précisent que ce type d’installation implique des travaux bien plus lourds qu’un simple remplacement de receveur. Cette solution n’est d’ailleurs pas adaptée à tous les planchers ni à toutes les configurations de salle de bains. Il vaut donc mieux évaluer la faisabilité en amont avec un professionnel, avant de s’engager.
En France, la tendance rejoint un mouvement déjà visible dans les sélections de Côté Maison, où des marques comme Leroy Merlin, Porcelanosa, Geberit ou Cosentino proposent des modèles compatibles avec ce système. Pour les logements disposant de plus de surface, certains architectes espagnols vont encore plus loin en supprimant toute porte de douche, ne conservant qu’une paroi fixe. La zone humide devient alors presque invisible dans la pièce, fondue dans l’architecture générale de la salle de bains.
Pourquoi la presse espagnole parle d’un tournant en 2026
Ce n’est pas un simple effet de mode passager. Depuis début 2026, plusieurs médias de décoration espagnols convergent vers le même constat : dans les logements neufs comme dans les rénovations, le bac surélevé cède progressivement la place à la douche à l’italienne, venue d’Italie. Okdiario, Vanitatis et Trendencias décrivent tous ce glissement comme un changement de standard, porté par les architectes d’intérieur qui ne proposent plus guère d’autre option à leurs clients.
Ce mouvement s’explique par la convergence de plusieurs facteurs déjà présents dans la source : le vieillissement de la population qui pousse vers plus d’accessibilité, la demande croissante d’espaces visuellement plus grands dans les appartements urbains, et une exigence d’entretien simplifié. La douche de plain-pied répond à ces trois attentes à la fois, ce qui explique pourquoi architectes et décorateurs espagnols la considèrent désormais comme une référence incontournable pour toute salle de bains repensée.