Intermarché ridiculise les grandes marques qui font de la shrinkflation

Après avoir dénoncé la shrinkflation par le biais d'une campagne de communication , le groupe Intermarché a finalement obtenu gain de cause

C’est une très belle victoire pour Intermarché. Suite à sa campagne de com’ dénonçant la shrinkflation, la justice lui a donc donné raison !

Intermarché dénonce la shrinkflation

La firme Intermarché en a assez de voir de grandes entreprises pratiquer des actes douteux. Comme la « shrinkflation », qui consiste à réduire les quantités de produits. Et ce, alors que le prix reste le même, ou augmente.

Parmi les enseignes qui ont été accusées de « shrinkflation« , il y a Ikea. Ainsi que le groupe Carrefour. En 2023, l’acteur de la grande firme a bel et bien réduit la quantité d’un produit sans en baisser le prix.

Un scandale ! Car Carrefour a dénoncé ce procédé à maintes reprises. Les produits en question sont le Lipton Ice Tea. Ainsi que le colin d’Alaska Findus… Ou encore les chips Lay’s. 60 millions de conso’ a bien étudié le sujet :

« Carrefour avait donc réduit la contenance de certaines bouteilles. Et des packs de jus de fruit frais de 1 litre à 90 centilitres pour amortir la hausse sur la matière première. De l’orange et du pamplemousse ».

Intermarché a donc dénoncé ces pratiques avec une campagne de com’ spéciale. Celle-ci détourne des slogans de pub en lien avec des marques du portefeuille du géant coté à la Bourse de Londres.

Intermarché ne manque pas d’y aller fort : « Knorr, j’adorais »; « avant, Magnum ça voulait dire grand », etcMais le tribunal de commerce de Paris, saisi en référé par Unilever France a donné rainson à l’enseigne.

Dans son ordonnance de référé, le tribunal de commerce de Paris déclare ainsi : « Il n’y a pas de dénigrement. Surtout lorsque l’info se rapporte à un débat d’intérêt général, repose sur une base factuelle. Et est exprimée avec mesure ».

Le tribunal de commerce donne raison au géant !

C’est donc une très bonne nouvelle pour Intermarché, qui continue de dénoncer cette pratique. Le tribunal de commerce de Paris en a dit plus sur le comportement de l’enseigne.

« Même si les critiques d’Intermarché peuvent paraître sévères, le libellé des affichettes n’est pas pour autant outrancier. Et il repose sur une base factuelle suffisante. »

« Elle s’inscrit en outre dans un débat d’intérêt général. Sur les pratiques actuelles de réduc’ et de hausses tarifaires de certains industriels ».

Nos confrères de BFMTV expliquent que la semaine précédente, « l’avocat du groupe avait plaidé que la com’ relevait de la pratique déloyale ou trompeuse. Estimant que les affiches disaient « en substance que les prix d’Unilever étaient trop hauts ».

Une chose est sûre, le groupe Intermarché est très heureux. Il a donc réagi dans un texte ce jeudi soir. Il se réjouit de cette décision. Et ajoute aussi qu’il fera tout son possible pour informer ses clients. Et ce, avec beaucou d’humour et de sincérité.

« Afin de dénoncer cette pratique non transparente ». Et ce n’est pas tout ! Car Intermarché « appelle aussi les pouvoirs publics à s’emparer du sujet. Afin de rendre un affichage obligatoire de cette info par les industriels dans l’intérêt des clients ».

La shrinkinflation est un fléau ! Alors l’Etat veut obligier les firmes à inscrire les références sur les objets qui ont subi une  baisse des portions.

Ainsi selon BFMTV, la mention « pour ce produit, la quantité est passée de X à Y et son prix au (préciser l’unité de mesure concernée) a augmenté de …% ou …EUR« , suite à un projet qui a été soumis à Bruxelles.