Les lauréats du Wildlife Photographer of the Year 2017 interpellent sur la beauté et le drame du monde animal

Les lauréats du Wildlife Photographer of the Year 2017 dépeignent la beauté, mais aussi l’amère réalité du monde animal.

Les clichés ont été sélectionnés par le Natural History Museum du Royaume-Uni, en tenant compte de plusieurs critères : la composition artistique, l’innovation technique et une interprétation fidèle de la nature.

Classés dans diverses catégories, des photographes de diverses générations ont utilisé leurs objectifs pour tisser une histoire véridique, parfois douloureuse, sur l’état actuel de la faune.

Le grand prix du Wildlife Photographer of the Year est revenu à Brent Sirton, pour son témoignage sur le commerce illégal de la corne de rhinocéros.

Le photographe sud-africain a immortalisé un rhinocéros noir, abattu dans la réserve de Hluhluwe Imfolozi, une zone protégée.

Depuis 1960, le nombre de rhinocéros noir n’a cessé de diminué, atteignant même 90%, en raison du braconnage de leurs cornes, et ce, malgré l’interdiction de leur vente depuis plus de 40 ans.

L’image que Sirton en a tiré est sans doute choquante et difficile à regarder, mais c’est une histoire nécessaire à raconter.

Elle tire notamment la sonnette d’alarme sur la conservation des espèces en voie de disparition, et des abus de l’exploitation humaine dans le monde animal.

De ce fait, ce cliché a également permis au photographe de remporter le prix du Wildlife Photojournalism :

Voici les photos des autres lauréats, cette fois-ci plus poétiques et propices à l’émerveillement.

Voici le gorille Caco, photographié par Daniël Nelson, s’apprêtant à manger son fruit à pain :

Des vivaneaux, pris en photo par Thomas Peschak, dans les eaux turquoise de l’atoll d’Aldabra aux Seychelles :

Ce chimpanzé, que Peter Delaney a présenté sur ce cliché en noir et blanc, semble bien pensif :

Aaron «Bertie» Gekoski a su partager l’histoire de ces éléphants de Sabath, tentant de survivre dans ces palmeraies désertes en raison de la déforestation :

Cette maman ours et son ours se sont arrêtés pour goûter à la nappe d’eau sale s’échappant du navire d’Eilo Elvinger, le photographe. Ils avaient tellement faim qu’ils n’ont pu s’empêcher d’y goûter. Une manière de rappeler les dangers de la pollution alimentaire, à laquelle les ours sont particulièrement exposés :

Ashleigh Scully a capturé un renard se frayant un chemin sous la neige :

Vous pouvez également voter pour le Prix du public jusqu’au 5 février 2018, ou visiter l’exposition de 100 images du concours au Natural History Museum à Londres.

Laisser un commentaire

Tuxboard