Ne mangez plus ces fraises vendues en supermarché, elles sont contaminées par des pesticides

Si vous aimez les fraises, faites attention. En effet, certains fruits ont été contaminés par des pesticides et vendues en France.

En 2025, la fraise demeure l’un des fruits préférés des Français, symbolisant le retour des beaux jours et une agriculture locale dynamique. Cependant, une espèce a été contaminée par des pesticides.

La production de fraises en légère hausse

En France, la production française de fraises se dit estimée à 76 000 tonnes pour la campagne 2025. Soit une légère hausse de 1 % par rapport à l’année précédente.

Les principales régions productrices sont la Nouvelle-Aquitaine, l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Provence-Alpes-Côte d’Azur. La France cultive une multitude de variétés de fraises, chacune ayant ses caractéristiques propres en termes de goût.

Mais aussi de texture et de saisonnalité. Et, parmi les plus populaires, on retrouve la Gariguette, la Ciflorette, la Charlotte et la Mariguette, qui sont donc également les principales variétés du fameux Label Rouge.

La saison des fraises en France s’étend généralement de mars à juillet, avec une pleine production entre avril et juin. D’ailleurs, certaines variétés remontantes permettent toutefois de prolonger la récolte jusqu’au début de l’automne.

D’ailleurs, la consommation moyenne de fraises en France est de 2,8 kg par ménage et par an, soit environ 120 000 tonnes au total. Le pays importe 39 % de sa consommation, principalement d’Espagne.

Cette concurrence étrangère exerce une pression sur les producteurs français. Tous misent sur la qualité et la diversité de leurs variétés pour se démarquer.

Une production qui subit la concurrence

La concurrence espagnole des fraises reste redoutable. Elle représente près de 40 % des fraises consommées dans l’Hexagone et produire des fraises aujourd’hui relève presque de la haute précision.

En France, la culture, notamment sous serre, se dit strictement encadrée. Température, humidité, irrigation et nutriments sont finement calibrés, souvent via la fertirrigation, un système qui injecte les éléments nutritifs directement dans l’eau d’arrosage.

Deux méthodes cohabitent : en pleine terre, ou hors sol sur substrat (terreau, fibres de coco, tourbe). Ce système permet une récolte plus étalée dans le temps, même si le pic reste concentré entre avril et mai.

Dans certaines régions comme le Lot-et-Garonne, les rendements explosent. À Damazan, une productrice a cueilli 540 tonnes en une semaine, contre 410 l’an passé.

Fraîcheur oblige, ces fraises doivent se voir écoulées dans les 36 heures suivant leur cueillette. Pour éviter les surplus, certains supermarchés multiplient les promotions mais des fois, cela n’est pas suffisant.

Des fraises contaminées par un pesticide

Mais la cohabitation entre fraises françaises et barquettes espagnoles à bas prix brouille les repères. Le consommateur doit trancher : qualité ou économie ?

Alors que la saison bat son plein, une alerte alimentaire vient assombrir le tableau. Le 25 mai, le site RappelConso a signalé la présence de résidus de pesticide interdit dans des fraises espagnoles, variété Crystal, de la marque Fres Arte.

Elles se disent ainsi conditionnées entre le 26 et le 30 avril 2025 par Lacour Exotic International. Le GTIN concerné est le numéri 4056186627872.

En cause : un dépassement des seuils européens autorisés en Etoxazole, un produit phytosanitaire utilisé contre les acariens. Ce pesticide, potentiellement dangereux en cas de consommation excessive, se voit particulièrement risqué.

Notamment pour les personnes souffrant de maladies chroniques ou de troubles hormonaux. Aucune précision sur les numéros de lot n’a fait l’objet d’un étiquetage, ce qui rend l’identification difficile.

Ce rappel concerne potentiellement toutes les enseignes. Si vous avez acheté des fraises fin avril, ne les consommez pas, car à ce jour, aucune indemnisation n’est prévue, mais vous pouvez contacter votre magasin pour demander des informations ou un geste commercial.