Tuxboard - Tesla Model 3 avec 600 000 km au compteur conserve encore 65 % de sa batterie d'origine

Une Tesla Model 3 affiche 609 828 km et conserve 65,8 % de sa batterie d'origine. Le test révèle une autonomie réelle de 222,6 km.

Un YouTubeur canadien a mis la main sur une Tesla Model 3 affichant 609 828 km au compteur, batterie d’origine. Ce test grandeur nature révèle ce qu’il reste réellement de l’autonomie après sept années d’usage intensif.

La chaîne YouTube Drive Protected a déniché cette Model 3 Standard Range Plus de 2019 sur Autotrader. Son prix : 12 000 dollars canadiens, soit environ 7 500 euros. Il s’agissait alors de la Tesla au plus haut kilométrage en vente en Amérique du Nord.

Une perte de capacité mesurée à 34,2 %

Chargée à 100 %, la voiture affiche désormais 254 km d’autonomie estimée. À sa sortie d’usine en 2019, ce même modèle annonçait pourtant 386 km. En d’autres termes, la batterie a perdu un tiers de sa capacité initiale.

Le test routier confirme ces chiffres. Sur autoroute, à 110 km/h et par des températures comprises entre 11 et 23 °C, la voiture a parcouru 222,6 km avant d’atteindre 0 %. La consommation moyenne s’établit à 14,55 kWh/100 km.

« Pour une voiture neuve, ce serait décevant. Pour une électrique de 600 000 km, c’est plutôt rassurant. »

Comment se situe cette dégradation face à la moyenne ?

Selon l’étude 2025 de Geotab portant sur plus de 22 700 voitures électriques, les batteries perdent en moyenne 2,3 % de capacité par an. Cela représente environ 81,6 % de l’origine après huit ans.

La Model 3 testée affiche 65,8 % de capacité restante après sept ans. Ce résultat se situe nettement sous la moyenne. Une circonstance atténuante existe : cette voiture a parcouru près de 87 000 km par an, soit six fois plus qu’une électrique classique.

  • Kilométrage total : 609 828 km
  • Âge du véhicule : 7 ans
  • Capacité restante : 65,8 %
  • Autonomie réelle mesurée : 222,6 km
  • Prix d’achat : 7 500 euros environ

La charge rapide, principal facteur d’usure

Geotab pointe la charge rapide en courant continu au-delà de 100 kW comme premier accélérateur de vieillissement. Ce facteur devance la chaleur ou l’intensité d’usage dans le processus de dégradation.

Les anciens propriétaires de cette Tesla ont vraisemblablement abusé de la charge rapide. Ce type d’utilisation accélère l’usure des cellules de la batterie au fil du temps.

Malgré cette dégradation, la voiture reste fonctionnelle. Elle convient pour des trajets urbains ou des parcours autoroutiers d’environ 200 km sans difficulté.

Des réparations mineures mais une batterie toujours opérationnelle

Lors du passage à l’atelier Tesla, Drive Protected a dû remplacer une « super bottle » défaillante pour 1 000 euros. Ce bloc compact regroupe plusieurs éléments du circuit thermique. Les capteurs TPMS ont été recalibrés et le filtre d’habitacle changé.

La batterie, elle, n’a jamais été remplacée. Le reste de la voiture vieillit comme n’importe quel véhicule ayant fait quinze fois le tour de la Terre.

Une exception qui dépasse toutes les prévisions

Une étude 2025 de l’université de Birmingham estime la durée de vie moyenne d’une voiture électrique à 200 000 km, contre 187 000 pour une essence. Cette Tesla Model 3 a parcouru trois fois cette distance.

Ce n’est pas la règle, mais une exception remarquable. Ce cas démontre qu’une batterie n’est pas forcément le maillon faible d’une voiture électrique.

Avant d’acheter une Tesla d’occasion, mieux vaut vérifier la santé réelle du pack batterie. Les promesses du vendeur ne suffisent pas à garantir l’état du véhicule.