4 – The Darkness – One Way Ticket To Hell… And Back
Après le succès retentissant de leur premier album Permission To Land et de leur single I Believe in a Thing Called Love, The Darkness a continué d’œuvrer dans un style très hard-rock/glam-rock sentant bon les années 1970.

Sans grande surprise, l’enregistrement de leur successeur intitulé One Way Ticket To Hell… And Back n’a pas été des plus aisés. Entre problèmes d’égos et de drogues comme c’est souvent le cas dans le Rock n’ Roll, sa réalisation a été des plus délicates. Le groupe engage le producteur reconny Sir Roy Thomas Baker qui a travaillé sur les albums multi-récompensés de Foreigner, Mötley Crüe, Queen ou Ozzy Osbourne. Le second album de The Darkness a coûté près de 2 millions de dollars. Certaines chansons incluaient 120 à 160 parties de guitare, Baker affirmant que certaines parties de seulement 2 secondes incluaient 100 guitares.
Après un an en studio, le groupe avait produit 37 chansons et près de 400 bobines d’enregistrement. L’album contiendra finalement 10 chansons et disposera d’une durée de 35 minutes. Le bassiste du groupe s’en va complétement paniqué par la tournure des évènements. Finalement ce second album studio recevra des critiques variées, certains journaux spécialisés n’hésitant pas à égratigner le groupe, et il n’atteindra pas les chiffres de vente de son prédecesseur.
3 – Queen – A Night At The Opera
Alors que les membres de Queen s’étaient battus pour obtenir un nouveau contrat de management, ils ont décidé d’aller au bout de leurs envies lorsqu’ils ont entamé l’enregistrement de A Night At The Opera.

Lorsque l’album sort en 1975, il devient l’album de rock le plus cher jamais réalisé. Le groupe souhaitait créer leur propre Sergent Pepper à la manière des Beatles. Une minutie toute particulière a été apportée à la réalisation du morceau Bohemian Rhapsody, puisque ce sont les membres du groupe qui ont enregistré un impressionnant chœur de 180 voix. Ce sont donc les voix de Freddie Mercury, Brian May et Roger Taylor qui ont été « empilées » pour former ce chœur hors du commun. Il leur aura d’ailleurs fallu plus d’une semaine en enregistrant 12 heures par jour pour y parvenir. Selon le producteur Roy Thomas Baker, l’enregistrement de cet chanson était une folie et une plaisanterie, mais une plaisanterie réussie.
Finalement l’album se vendra à près de 10 millions de copies à travers le monde, dont 3.6 millions aux États-Unis. Il atteint le statut de triple disque de platine le 14 novembre 2002.
2 – The Beach Boys – Smile
Quarante ans avant qu’Axl Rose ne se décide à sortir l’album qu’il espérait être le plus grand album jamais réalisé, l’enregistrement de l’album Smile des Beach Boys, groupe popularisé par le célèbre morceau I Get Around, a lui aussi connu de nombreux contre-temps faisant ainsi exploser le coût de sa réalisation.

L’album Smile a connu un destin chaotique, prévu comme l’accomplissement de leur oeuvre en 1967 alors qu’ils étaient au sommet de leur carrière, de nombreuses dissensions au sein du groupe ne permirent pas de le mener à bien, amorçant le déclin du groupe.
En 1967, il était anticipé comme une tentative de surpasser le récent succès du disque Pet Sounds et du simple Good Vibrations. Smile était imaginé comme un album expérimental, un pionnier de l’album concept. Brian Wilson, alors producteur des Beach Boys et vocaliste occasionnel, désirait changer drastiquement la direction artistique du groupe, s’inspirant du succès de Good Vibrations en 1966 (numéro un aux États-Unis, plus d’un million de copies vendues), et du triomphe critique offert à Pet Sounds.
Ce long retard peut être imputé à la dépression de Wilson et son usage de drogues après que l’un de ses morceaux ait été mal accueilli par le public. Parmis les demandes étranges du chanteur, on peut citer l’installation d’une tente dans sa propriété, tente ou il consommait cannabis et LSD et dont la valeur était vraisemblablement de 200.000 dollars, ou encore l’installation de son piano dans un bac rempli de 8 tonnes de sable. Bien que plus de 400 000 pochettes aient déjà été imprimées pour le disque Smile et qu’à plusieurs reprises depuis 1967 sa sortie imminente fut annoncée, il a fallu attendre 2004, soit 37 ans après les sessions d’enregistrement originales, pour que Smile reprenne forme.