Compiègne impose le casque à tous les usagers de trottinette électrique. Les contrevenants risquent 35 € d'amende.
À Compiègne, dans l’Oise, une nouvelle règle vient de changer le quotidien des usagers de trottinette électrique. Depuis ce mois de mars 2026, le port du casque est désormais obligatoire dans cette ville. Les contrevenants s’exposent à une amende de 35 euros.
Compiègne impose le casque pour les usagers de trottinette électrique
La municipalité de Compiègne a pris une décision forte en matière de sécurité routière. Ainsi, tous les conducteurs de trottinette électrique doivent porter un casque lorsqu’ils circulent dans la ville. Cette mesure s’applique à tous, sans distinction d’âge.
Jusqu’à présent, seuls les mineurs de moins de 12 ans avaient cette obligation au niveau national. Par conséquent, Compiègne devient l’une des premières villes françaises à étendre cette règle à l’ensemble des utilisateurs. La mairie souhaite ainsi réduire le nombre d’accidents graves.
Les services municipaux ont constaté une hausse des incidents impliquant ces engins de déplacement. De plus, plusieurs blessures à la tête auraient pu être évitées avec un équipement adapté. Cette décision répond donc à un véritable enjeu de santé publique.
« Le casque peut sauver des vies, et nous voulons protéger tous les usagers de notre ville. »
Une amende de 35 euros en cas de non-respect
Les contrevenants risquent une amende forfaitaire de 35 euros. Cette sanction vise à encourager le port systématique du casque. En revanche, elle reste modérée pour ne pas décourager l’usage de ce mode de transport.
La police municipale sera chargée de faire respecter cette nouvelle règle. Des contrôles réguliers auront lieu dans les zones les plus fréquentées. Par ailleurs, une période de sensibilisation a précédé l’entrée en vigueur de cette mesure.
- Port du casque obligatoire pour tous les utilisateurs
- Amende de 35 euros en cas d’infraction
- Mesure applicable dans toute la ville de Compiègne
- Contrôles assurés par la police municipale
- Objectif principal : réduire les blessures à la tête
La sécurité des usagers au cœur des préoccupations
Cette initiative locale s’inscrit dans une réflexion plus large sur la mobilité urbaine. Les engins de déplacement personnel motorisés se multiplient dans les villes françaises. Pourtant, les règles de sécurité n’ont pas toujours suivi cette évolution rapide.
À Compiègne, les élus ont décidé d’agir sans attendre une modification de la loi nationale. La trottinette électrique reste un moyen de transport pratique et écologique. Cependant, son usage comporte des risques que la ville souhaite limiter.
Les chutes représentent la principale cause d’accident pour ces usagers. De plus, les traumatismes crâniens figurent parmi les blessures les plus fréquentes. Un casque homologué peut réduire significativement la gravité de ces blessures.
Plusieurs associations de prévention routière soutiennent cette démarche municipale. Elles rappellent que la vitesse maximale de ces engins atteint 25 km/h. À cette allure, une chute sans protection peut avoir des conséquences graves.
Un exemple pour d’autres communes françaises
D’autres villes observent avec attention l’expérience de Compiègne. Cette initiative pourrait inspirer de nouvelles réglementations locales à travers le pays. Ainsi, le débat sur le port du casque obligatoire pour tous gagne du terrain.
Au niveau national, la réglementation impose le casque uniquement aux moins de 12 ans. Néanmoins, les communes peuvent adopter des arrêtés plus stricts sur leur territoire. La trottinette électrique fait désormais partie intégrante du paysage urbain.
Les utilisateurs de Compiègne devront donc s’adapter à cette nouvelle exigence. La plupart des magasins de sport proposent des casques à des prix accessibles. Cette dépense reste modeste comparée aux risques encourus sans protection.
Les règles à connaître pour circuler en toute légalité
Au-delà du casque, d’autres obligations s’appliquent aux conducteurs de trottinette électrique. Les usagers doivent circuler sur les pistes cyclables lorsqu’elles existent. En leur absence, ils peuvent emprunter la chaussée en zone limitée à 50 km/h.
La circulation sur les trottoirs reste interdite, sauf autorisation municipale spécifique. Aussi, le transport de passagers n’est pas autorisé sur ces engins monoplaces. Le non-respect de ces règles expose à des amendes pouvant atteindre 135 euros.
Les équipements obligatoires comprennent des feux avant et arrière, ainsi qu’un avertisseur sonore. De même, des dispositifs rétro-réfléchissants doivent être présents sur l’engin. Ces éléments garantissent une meilleure visibilité, notamment la nuit.
Avec cette nouvelle mesure, Compiègne affirme sa volonté de protéger les usagers de trottinette électrique. La ville espère que cette obligation sera rapidement acceptée par tous. L’objectif reste de permettre une cohabitation sereine entre les différents modes de transport.