Une vieille astuce de 350 ans pour convaincre une personne de changer d’avis

Le développement des réseaux sociaux tend à extrapoler les informations. Les partisans de la vérité doivent donc faire plus de travail pour rassembler des preuves. Une technique du philosophe Blaise Pascal pour pousser une personne à changer d’avis pourrait alors être d’une grande utilité.

L’art de communiquer avec l’autre

Changer les esprits, les conduire à penser de manière différente, est sans doute l’un des grands défis des sociétés actuelles. En effet nous sommes entrés dans l’ère du mensonge. D’autant plus que les moyens de communication ne cessent d’évoluer.

Il devient alors très difficile de diffuser une information, car les gens entendent ce qu’ils veulent et non ce qui est dit. Dans ce contexte, il est essentiel de revoir les bases de la communication.

C’est là qu’intervient l’inventeur de la machine à calculer pour donner une méthode efficace pour parvenir à faire changer d’avis une personne. Pour Blaise Pascal, il est important de prendre en considération son interlocuteur et ses arguments. En effet, le mépris poussera plus une personne qui voit la vérité à sa façon, à se braquer.

D’autre part selon le philosophe dans son livre les Pensées : «Quand on veut reprendre avec utilité et montrer à un autre qu’il se trompe, il faut observer par quel côté il envisage la chose, car elle est vraie ordinairement de ce côté-là et lui avouer cette vérité, mais lui découvrir le côté par où elle est fausse ».

Pour persuader une personne il faut donc avoir de l’empathie

Dans la communication l’empathie est donc un signe de respect et de bienveillance. De plus avec cette technique on évite à son interlocuteur la vexation que représente le fait d’avoir été floué.

«Il se contente de cela car il voit qu’il ne se trompait pas et qu’il y manquait seulement à voir tous les côtés. Or, on ne se fâche pas de ne pas tout voir, mais on ne veut pas être trompé, et peut-être cela vient de ce que naturellement l’homme ne peut tout voir, et de ce que naturellement, il ne se peut tromper dans le côté qu’il envisage, comme les appréhensions des sens sont toujours vraies.» En soi, pour inviter une personne à accepter une idée opposée à la sienne, il faut d’abord lui montrer qu’il a raison. Ensuite, il pourra adhérer à une idée contraire par lui-même.

L’empathie permet donc aussi de faciliter la coopération à un sujet bien précis. Entre autres selon Arthur Markman à Bloomsmag, le principe de se mettre à la place de l’autre est toujours d’actualité. Il est un professeur de psychologie à l’Université du Texas.

Finalement, personne ne se trompe totalement, il ne détient simplement qu’un morceau de vérité. Cette idée permet de compléter plus facilement le puzzle de la vérité.

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