8 idées reçues à propos de l’alcool

L’alcool est présent à presque toutes les occasions (lors d’une fête en famille, à une sortie entre potes ou à des cérémonies bien plus solennelles) et toutes les occasions sont bonnes pour boire un petit coup. Pourtant, l’alcool est l’une des plus grandes causes de mortalité dans le monde et en France, il représente la troisième cause de mortalité. D’où l’importance de lever toutes ces idées reçues qui existent autour de l’alcool et d’enfin disposer des bonnes informations. Nous décortiquerons ici pour vous 8 idées reçues sur l’alcool.

Les hommes supportent mieux l’alcool que les femmes

Bien que ce préjugé machiste conforte l’inégalité entre les genres, il est malheureusement vrai que les femmes supportent moins l’alcool que les hommes. Cela est lié aux facteurs poids et taille, autrement dit à la densité corporelle et là-dessus les hommes sont plus armés que les femmes.

C’est ainsi qu’à dose égale d’alcool, l’alcoolémie sera plus élevée chez la femme et plus toxique aussi. Donc mesdames, c’est une bonne raison de ne pas en boire.

L’alcool réchauffe

Non, l’alcool ne réchauffe pas. Boire de l’alcool dans l’idée de se réchauffer ne mène à rien. Ce qu’il y a, c’est qu’avec l’alcool, les vaisseaux sanguins se dilatent et provoquent ainsi une plus grande perte de chaleur en même temps qu’une sensation temporaire de réchauffement.

Pour faire plus simple, l’alcool donne une impression de chaleur mais il ne réchauffe pas, au contraire, il contribue au refroidissement du corps. Et cela peut être très dangereux car pouvant aboutir à une hypothermie qui est parfois mortelle par temps froid.

Boire de la bière est désaltérant

La bière est désaltérante. Certaines enseignes publicitaires en font même l’éloge dans leurs publicités. C’est peut-être vrai à la première gorgée, mais dépassé ce stade, elle produit un tout autre effet, contraire même qui est la déshydratation. Cela se manifeste par les urines fréquentes (eh oui, sachez que l’alcool est diurétique !) et la fameuse gueule de bois que tout amateur de bière ou autre consommateur d’alcool connaissent bien.

La bière n’est pas de l’alcool

On a coutume de dire que bière et whisky ou bière et vodka ne se ressemblent pas, que la bière n’est pas de l’alcool. Et bien, c’est faux. La bière a moins de teneur en alcool que le whisky ou la vodka certes, mais c’est tout de même de l’alcool.

C’est d’ailleurs cette faible teneur en alcool qui pousse à en consommer davantage (jusqu’à plusieurs bouteilles ou canettes de bière contre quelques verres de whisky ou de vodka) et à se servir en quantité bien plus importante pour compenser.

L’alcool donne de la force

Il conviendrait mieux de dire que l’alcool désinhibe et cela en modifiant les centres de contrôle cérébraux des émotions. Par ailleurs, chez certaines personnes, la consommation d’alcool peut avoir un effet stimulant en leur donnant un sentiment d’euphorie au tout début, mais au fur et à mesure que la quantité augmente la somnolence s’installe, tout simplement parce que l’alcool agit sur le système nerveux.

De même, coté sexuel, la consommation d’alcool même à faibles doses diminuent les performances masculines. En tout cas ce qui est sûr, c’est que l’alcool ne donne pas de la force.

Il existe des techniques qui font déssaouler vite

Une autre idée reçue très répandue est qu’il existe des techniques qui font désaouler plus vite et le café et la douche sont entre autres les plus plébiscités. Eh bien, une bonne fois pour toutes, sachez que si vous avez bu, prendre un café ne pourra guère vous aider à vous dégriser, car celui-ci ne modifie pas le taux d’alcool dans le sang (alcoolémie). Diluer l’alcool dans de l’eau avant de le boire n’aura pas non plus l’effet que vous escomptez. Idem pour la douche. Seul le temps élimine efficacement les effets de l’alcool.

Le vin est bon pour le cœur

Il est vrai que l’alcool à faible dose, notamment le vin rouge protège de l’infarctus du myocarde, et cela grâce à la présence de certaines substances dans le raisin qui accroîtraient la fluidité du sang. Néanmoins, ces effets protecteurs ne s’observent que pour des consommations très raisonnables de vin à raison de un verre par jour.

Ces effets sont même annulés par le risque accru de développer des cancers et d’autres maladies telles que la cirrhose ou l’accident vasculaire cérébral que peuvent provoquer la consommation d’alcool.

L’alcool ne crée pas de dépendance, on peut arrêter quand on veut

Retenez que la consommation chronique d’alcool crée une dépendance à la fois physique et psychique et qu’il faut bien plus que de la simple volonté pour arrêter. Cette dépendance compulsive créée par l’alcool chez son consommateur fait de ce produit somme toute ordinaire, une drogue à part entière.

Maintenant que vous avez été éclairé, vous verrez l’alcool d’un autre œil.

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