Tuxboard - Poco X8 Pro Max à 429 euros : batterie de 8500 mAh et recharge 100 W, mais photo décevante

Le Poco X8 Pro Max affiche 430 euros en promotion. Sa batterie 8500 mAh et sa recharge 100 W impressionnent, mais la photo reste décevante.

Xiaomi enrichit une nouvelle fois son catalogue de smartphones avec le Poco X8 Pro Max, lancé en mars 2026. Pensé pour les amateurs de jeu mobile, ce modèle milieu de gamme promet puissance et endurance sans nécessiter un budget de flagship. Avec une puce Dimensity 9500s de MediaTek et une batterie de 8500 mAh, il cible ceux qui veulent jouer sans compromis.

Disponible dès maintenant sur le site officiel de Xiaomi, l’appareil affiche un prix de lancement attractif. Annoncé à 533 euros pour la version 256 Go et 583 euros pour celle de 512 Go, il profite actuellement d’une promotion le ramenant respectivement à 430 et 470 euros. Trois coloris sont proposés : noir, blanc et bleu.

Ainsi, la question se pose : cette orientation gaming suffit-elle à en faire un smartphone équilibré pour tous les usages du quotidien ?

« Derrière ces caractéristiques pour geeks, la réalité des usages abonde dans le sens de Xiaomi. »

Une puissance de jeu incontestable

Le cœur du Poco X8 Pro Max repose sur une puce Dimensity 9500s gravée en 3 nm par TSMC. Elle embarque un GPU Mali-G925 Immortalis MC11, accompagné de 12 Go de mémoire vive LPDDR5X et d’un stockage UFS 4.1. De plus, ces spécifications techniques se traduisent par une fluidité remarquable au quotidien.

Les animations du système sont léchées, sans ralentissement, même lors de retouches photo ou montages vidéo légers. En revanche, c’est en jeu que l’appareil révèle sa vraie nature. Des titres comme Asphalt et Genshin Impact tournent sans accroc, tandis que Fortnite maintient 60 FPS stables avec tous les paramètres au maximum.

Pour atteindre 90 ou 120 FPS, il faudra réduire légèrement les graphismes, mais seuls les joueurs les plus exigeants le remarqueront. Même durant de longues sessions, la chauffe reste contenue, permettant à la puce de fonctionner sans baisse de performances perceptible.

Une endurance exceptionnelle grâce à sa batterie

Rares sont les smartphones capables d’embarquer une batterie de 8500 mAh. Grâce à la technologie silicium-carbone, le Poco X8 Pro Max y parvient sans sacrifier un design traditionnel. Concrètement, il est possible de tenir deux jours complets sans se soucier de sa consommation.

  • Photo et vidéo intensives ne posent aucun problème
  • Sessions de jeu prolongées encaissées sans broncher
  • Navigation GPS sans impact majeur sur l’autonomie
  • Plus de 50 % de batterie restante en fin de journée
  • Possibilité d’un troisième jour avec usage modéré

La recharge rapide à 100 W complète ce tableau positif. Compatible avec le standard USB Power Delivery 100 W PPS, l’appareil peut utiliser la plupart des chargeurs tiers. Néanmoins, aucun bloc secteur n’est fourni dans la boîte. Par ailleurs, l’absence de recharge sans fil peut gêner certains utilisateurs habitués à cette commodité.

Cerise sur le gâteau, le Poco X8 Pro Max propose une charge inversée de 27 W. Autrement dit, il peut recharger un Galaxy S26 à sa pleine vitesse en le branchant directement, transformant votre smartphone en batterie portable de secours.

Un design soigné mais sans surprise

Xiaomi opte pour un design relativement classique en 2026. Le Poco X8 Pro Max affiche des dimensions comparables à un iPhone 17 Pro Max et pèse 218 grammes. C’est grand, plutôt lourd, mais indispensable pour loger un écran généreux et cette batterie hors norme.

La coque arrière arbore un revêtement mat agréable au toucher, avec une bande verticale légèrement brillante. Sur le modèle blanc, cela produit un effet nacré discret et élégant. Détail astucieux : les deux objectifs sont entourés d’une bande LED circulaire invisible lorsqu’elle est éteinte.

Ces LED indiquent l’état de charge lorsque l’appareil est branché, ou signalent appels et notifications lorsqu’il repose face contre table. Un ajout subtil qui personnalise l’expérience. Côté résistance, le smartphone bénéficie d’un écran protégé par Gorilla Glass 7i et d’une certification IP68 contre poussière et eau.

Un écran performant avec quelques nuances

L’écran AMOLED de 6,83 pouces affiche une définition 1,5K (2772 x 1280 pixels) et un taux de rafraîchissement jusqu’à 120 Hz. La gestion du framerate reste basique : 120 Hz lors des animations, redescente à 60 FPS après trois secondes d’inactivité. Chaque application bénéficie ensuite de son propre taux, 60 ou 120 FPS selon les cas.

Annoncée à 3500 nits, la luminosité n’a pas à rougir face à la concurrence. Vous pourrez utiliser l’appareil en plein soleil sans difficulté. Comme sur tous les smartphones récents, la plage colorimétrique est ajustable dans les paramètres, permettant de choisir entre rendu vif ou naturel.

Cependant, avec une inclinaison de 45°, les couleurs prennent une teinte plus sombre et moins fidèle. C’est léger, peu gênant au quotidien, mais un œil averti le remarquera rapidement, notamment pour des travaux nécessitant une colorimétrie précise.

Une partie photo décevante

La qualité photographique du Poco X8 Pro Max constitue son principal point faible. Pour publier des stories sur Instagram ou un usage occasionnel, c’est suffisant. Pourtant, si vous attendez davantage, la déception sera au rendez-vous.

La caméra principale s’appuie sur un capteur Light Fusion 600 de 50 Mpx (1/1.95″, 1,6 µm) avec objectif 6P stabilisé ouvrant à f/1.5. L’ultra grand-angle utilise un capteur SmartSens SC821CS (1/4″, 1,12 µm) ouvrant à f/2.2. Absence notable : aucun téléobjectif, obligeant à recadrer pour zoomer, avec une qualité limitée comparée à un Nothing Phone 4a.

En journée, le capteur principal produit des résultats corrects au premier regard. Néanmoins, dès qu’on examine les détails, les problèmes apparaissent. Même à 50 ISO, du grain se manifeste dans le ciel, et les lignes droites manquent de netteté. Avec le zoom x2, l’effet de ghosting gâche les lettrages, tandis que les sujets mobiles deviennent abstraits.

De nuit, les mouvements sont floutés, les lumières vives génèrent des halos envahissants, et des artéfacts parasitent les clichés. L’ultra grand-angle déçoit également : même en bonne lumière, certains éléments fusionnent en masses floues, et les bords de l’image subissent des déformations marquées. Quand la luminosité baisse, bruit numérique et flou deviennent omniprésents, rendant les visages méconnaissables.

Une interface toujours trop encombrée

Le Poco X8 Pro Max fonctionne sous Android 16, avec un patch de sécurité récent et HyperOS 3. Sur le papier, c’est prometteur. L’interface se montre fluide, personnalisable, et propose des fonctions astucieuses comme les LED autour des objectifs ou l’imitation de la Dynamic Island d’Apple.

Malheureusement, les applications préinstallées gâchent l’expérience. Trop nombreuses, elles font doublon avec celles de Google : navigateur Mi, App Mall, galerie, gestionnaire de fichiers… tout y passe. Temu reste préinstallé malgré les controverses, et les jeux proposés ne valent pas le détour.

Pire, les notifications incessantes de l’App Mall et du lecteur vidéo deviennent oppressantes. Ces applications natives de Xiaomi n’ont rien à faire dans un système d’exploitation moderne et propre, perturbant l’expérience utilisateur de manière récurrente.

Un smartphone à réserver aux gamers

Le Poco X8 Pro Max pourrait séduire ceux qui aiment jouer à des jeux lourds sans exploser leur budget. Sa batterie constitue un argument de poids : deux jours d’autonomie sans aucune restriction d’usage, c’est rare et appréciable. Sa puissance brute convient parfaitement aux sessions gaming prolongées.

Cependant, ses défauts handicapent sérieusement sa polyvalence. Les appareils photo restent médiocres, et l’interface Xiaomi demeure encombrée et intrusive. Dans cette tranche tarifaire très concurrentielle, de nombreux excellents smartphones proposent un équilibre plus harmonieux.

Difficile donc de recommander ce Poco les yeux fermés pour un usage général. Il conviendra surtout aux joueurs mobiles exigeants, prêts à faire l’impasse sur la photo et à supporter une interface perfectible. Pour tous les autres profils, des alternatives plus équilibrées existent au même prix.