BlogCars & BikesTest Nouvelle Peugeot 208, l’e-motion au rendez-vous

Test Nouvelle Peugeot 208, l’e-motion au rendez-vous

De notre envoyé spécial, Stéphane, à Comporta, au Portugal..

Je pourrais vous faire un essai comme toute la presse auto peut le faire, genre « comparatif 208 vs Clio 5 ou autre Audi A1« . Cependant, pourquoi le faire puisque vous êtes intéressés de lire cet avis personnel sur cette nouvelle 208, après avoir cliqué sur la photo de l’article !

Il faut savoir que ma première voiture était une 205 de 1995 (conduite de 2002 à 2005), puis j’ai enchaîné sur une 206 entre 2007 et 2013. Autant vous dire que je connais la maison et que j’en ai parcouru des bornes à bord des aînées…

Nous (les journalistes, les vrais, et moi) avons donc débuté ces essais par la 208 BlueHDi 100 qui ne sera disponible qu’en boîte manuelle, puis par la PureTech 130 accompagnée, pas le choix non plus pour les clients, par la boîte auto maison. Les 2 voitures étaient en finition GT Line, c’est à dire la mieux équipée.

Au premier abord, les points décevants

Commençons par les choses qui fâchent. D’abord, les bruits liés à l’écoulement d’air sont omniprésents, quel que soit le modèle essayé. J’ai trouvé le moteur du diesel également plutôt bruyant, avec une sorte de résonance assez désagréable dans l’habitacle au-dessus de 3000 tr/min. Par ailleurs, la boîte auto EAT 8 qui m’avait déjà déçue sur la 508 l’année dernière ne semble pas perturber les ingénieurs Peugeot qui nous resservent encore les mêmes réglages tout pétés (ça patine, c’est pas réactif, on peut pas rétrograder comme on veut avec les palettes, …).

Le comportement routier était assez déstabilisant, avec une suspension ferme qui faisait ressentir chaque aspérité de la route, et laissait présager une attitude « sportive » en virages. Mais pas du tout. On a été bien balancés, avec des réactions assez aléatoires de l’avant dès qu’on a enchaîné quelques virolos. Venant de Peugeot, on a commencé à se poser des questions. 

Les côtés positifs de la nouvelle 208

Revenons sur des aspects plus positifs et regardons du côté de l’intérieur. C’est sobre, limite austère, avec beaucoup de noir ou autres teintes sombres. Certains auraient préféré un peu plus de couleurs, de fantaisie ou de fun. Pour ma part, cela ne m’a pas dérangé. Les surpiqûres vertes ou rouges des sièges, ou les liserés lumineux finement répartis de la finition GT Line étant d’autant plus mises en avant. 

J’ai trouvé qu’on était bien assis à l’avant, conducteur ou passager, et quelle que soit la finition. Je n’ai par contre pas accroché avec l’arrière avec le dossier style « baquet ». Gênant derrière les omoplates plus qu’autre chose. Va falloir que j’arrête d’aller à la salle, je dois être trop gaillard pour les standards français (ou pas…). Je n’imagine pas nos amis rugbymen dans leur citadine. Mais pour transporter des potes quelques minutes ça fera largement l’affaire. 

Pour les finitions Allure et GT Line, la visualisation I-cockpit 3D du tableau de bord est du plus bel effet. À part quelques petits lags ponctuels lors du changement du mode d’affichage, il n’y a rien à redire. Son style aérien devrait vous ravir autant que moi. 

J’ai beaucoup aimé les finitions inférieures, même si elles restent plus basiques, mais plutôt jolies et efficaces. 

Enfin, l’écran légèrement orienté vers le conducteur est top. Lisible, réactif, intuitif. Rien à lui reprocher. 

Juste en dessous, le piano d’inspiration 508 est bien fait, avec des raccourcis de fonctions plutôt bien étudiés. 

Essais des 208 Puretech 75 & Puretech 100

Le lendemain matin, on commence les agréables surprises avec les essais des modèles Puretech 75 en Active boîte 5 et Puretech 100 Allure boîte 6. Bon je vais pas vous mentir, les bruits d’air sont toujours là, mais le reste s’améliore à mon goût.

Pour la version 75 chevaux, on se rapproche des modèles d’entrée de gamme qui reviendront plutôt aux plus jeunes. Le moteur manque forcément d’un peu de patate, mais il fait le taf. Je vous confirme par ailleurs que le siège avant me paraît assez efficace pour un dodo post nuit galère. Je ne pourrai que conseiller de ne pas l’allonger complètement afin de ne pas avoir une bosse en bas du dos qui vous ferait marcher comme un papi pendant 2 jours. 

On échange de volant ensuite pour passer sur le modèle 100 chevaux essence. C’est pour moi le modèle le plus équilibré. La boîte manuelle 6 rapports permet d’exploiter au mieux le moteur. Le comportement semble plus dynamique que le modèle 130 chevaux (et sa boîte auto…). Le véhicule paraît également mieux suspendu (grâce à un meilleur réglage ?). Il ne fait que seulement 60 kg de moins que le moteur 130, mais cette meilleure répartition nous donne une impression générale bien meilleure. 

On a testé l’e-208, ça donne quoi alors ?

Nous avons enfin eu la chance le privilège la joie de faire quelques tours de roue en e-208. Alors que le véhicule ne devrait se retrouver sur nos routes que début 2020, c’était un cadeau sympa de la part de Peugeot. 

Et quelle belle surprise ! On a rapidement compris la raison de ce cadeau, et les comportements étranges des véhicules thermiques. Ils avaient seulement besoin d’un centre de gravité plus bas, et d’une répartition des masses différentes. Un peu comme avec des batteries réparties tout le long de la voiture et sans le poids d’un moteur à l’avant… C’est tout de suite devenu beaucoup plus sain. 

J’ai vaguement évoqué aux équipes de Peugeot nous encadrant que le véhicule avait d’abord été développé pour la version électrique, puis réadapté au thermique. À votre avis, leurs petits sourires satisfaits voulaient dire « Ah ah ! On est démasqués » ou alors « Pas du tout, mais si c’est ce que tu crois, alors c’est cool… »? 

Cette voiture a tous les avantages de l’électrique, mais sans en avoir l’étiquette. À part le e apposé de chaque côté à l’arrière, ou l’absence évidente de pot d’échappement, il est quasi impossible au non initié de la différencier visuellement de ses frangines qui font de la fumée.

Surtout qu’avec 136 chevaux, avec ce couple, une belle reprise et 340 km d’autonomie annoncé, on obtient un combo idéal pour une utilisation urbaine ou péri urbaine.

Si on considère les bonus/malus à l’achat entre ce modèle ou un thermique, et le prix de revient quand on additionne l’entretien, le prix de l’essence et autres…, le choix des clients sera vite fait (si on possède une prise non loin du domicile…). Peugeot devrait frapper un grand coup avec cette voiture.

En tout cas vous l’aurez compris, pour moi ce lion-là, l’essayer c’est l’adopter !

Publié le 7 octobre 2019 à 22:35, par :
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