Une étude sur 100 millions de personnes révèle un lien entre mariage et cancer. Les célibataires présentent un risque accru de certaines tumeurs.
Une étude américaine publiée en 2026 révèle un lien surprenant entre le mariage et le risque de cancer. Selon ces travaux, les personnes jamais mariées présenteraient un risque accru de développer certains types de tumeurs. Ces résultats interrogent sur le rôle du statut marital dans la santé.
Un risque de cancer nettement plus élevé chez les célibataires
Chaque année en France, environ 240 000 mariages sont célébrés. Presque la moitié de la population française est mariée. Plusieurs études avaient déjà montré que les personnes mariées vivent plus longtemps et sont globalement en meilleure santé.
Des recherches antérieures avaient conclu que le mariage est associé à un diagnostic de cancer plus précoce. La survie serait aussi meilleure chez les personnes mariées. Pourtant, on savait peu de choses sur l’influence du statut marital sur le risque de développer un cancer.
Pour approfondir ce sujet, des chercheurs américains ont analysé des données collectées entre 2015 et 2022. Cette étude portait sur plus de 100 millions de personnes dans 12 États américains. Les scientifiques ont ainsi classé 4 millions de patients atteints de cancer en deux groupes distincts.
« Les personnes jamais mariées avaient des taux de cancer nettement plus élevés que ceux ayant été mariées. »
Des écarts importants selon le sexe et l’âge du mariage
Les résultats ont révélé des différences frappantes entre les groupes. Les hommes jamais mariés présentaient un risque accru d’environ 70 % de développer un cancer. Chez les femmes jamais mariées, ce risque était accru de 85 %.
Le lien entre le statut marital et le risque de cancer était plus marqué chez les personnes de plus de 50 ans. Ces bienfaits du mariage pour la santé seraient liés à un plus grand soutien. Une meilleure stabilité économique et des comportements plus sains joueraient aussi un rôle.
- Risque accru de 70 % chez les hommes jamais mariés
- Risque accru de 85 % chez les femmes jamais mariées
- Lien plus fort après 50 ans
- Soutien social et stabilité économique comme facteurs protecteurs
- Comportements de santé généralement plus sains chez les personnes mariées
Quels types de cancers sont concernés ?
Ce risque accru concerne presque tous les grands types de cancer. Les liens étaient particulièrement prononcés pour les cancers liés aux infections. Les tumeurs associées au tabac et à l’alcool étaient aussi plus fréquentes chez les célibataires.
Les femmes jamais mariées avaient presque 3 fois plus de risque d’avoir un cancer du col de l’utérus. Ces résultats sont cohérents avec des différences de comportements sexuels et d’exposition au HPV. Le recours au dépistage serait moins fréquent chez ces femmes.
Chez les hommes jamais mariés, le risque de cancer anal était près de 5 fois plus élevé. Les cancers du poumon et de l’œsophage, liés au tabac, étaient aussi plus fréquents. Ces observations soulignent l’importance des facteurs comportementaux.
Un effet protecteur lié à la reproduction
Chez les femmes jamais mariées, le risque supérieur de cancer de l’endomètre et de l’ovaire a été observé. Cela reflète l’effet protecteur de la parité, c’est-à-dire le nombre d’accouchements. Les femmes jamais mariées ont moins souvent eu d’enfants.
Cette différence biologique expliquerait en partie l’écart constaté. Les grossesses et accouchements offrent une protection hormonale contre certains cancers. Ce facteur s’ajoute aux différences de mode de vie déjà identifiées.
Une observation, pas une relation de cause à effet avec le mariage
Cette étude reflète une observation statistique et non un lien de cause à effet. Elle ne signifie pas que le mariage protège directement contre le cancer. Les personnes non mariées n’ont pas forcément plus de risque, insistent les auteurs.
Les chercheurs recommandent aux personnes non mariées d’accorder une attention particulière aux facteurs de risque. Effectuer les dépistages nécessaires reste primordial. Rester à jour dans son suivi médical permet de détecter d’éventuels problèmes plus tôt.
Le Pr Frank Penedo, un des auteurs de l’étude, souligne l’importance de la prévention. Les comportements individuels et l’accès aux soins jouent un rôle majeur. Ces résultats invitent chacun à prendre soin de sa santé, quel que soit son statut marital.