Le tricycle électrique Cixi Vigoz atteint 120 km/h et roule sur autoroute. Ce véhicule français mi-voiture mi-vélo se conduit avec un pédalier.
La startup française Cixi, basée à Annecy, vient de présenter un prototype surprenant. Ce tricycle électrique se situe à mi-chemin entre les voitures classiques et le vélo. Homologué pour l’autoroute, il peut atteindre 120 km/h.
Un concept unique qui réinvente la mobilité
Le Vigoz se distingue par son système de propulsion inédit. Au cœur de l’engin se trouve un pédalier électronique sans chaîne, baptisé Pedaling Energy Recovery System (PERS). Ce dispositif convertit l’effort physique du conducteur en électricité.
L’énergie produite alimente un moteur de moyeu ainsi qu’une batterie de 22 kWh placée sous le plancher. Grâce à ce système, la puissance est multipliée pour permettre d’atteindre des vitesses élevées. Le conducteur choisit son niveau d’effort, puis le système ajuste la résistance.
Contrairement aux voitures traditionnelles, le freinage fonctionne par rétropédalage. Cette méthode permet aussi de récupérer de l’énergie, comme sur les véhicules électriques modernes.
« Réactiver les transports du quotidien pour un mode de vie plus sain. »
Une homologation qui ouvre les routes
Le Vigoz appartient à la catégorie des véhicules L5, celle des tricycles à trois roues. Un permis B est donc nécessaire pour le conduire. La position de conduite est semi-allongée, avec les jambes au niveau du buste.
La hauteur de tête atteint 130 cm, offrant une visibilité comparable à un SUV selon Cixi. La direction repose sur deux manches situés de chaque côté du siège. Un mécanisme d’inclinaison active permet au véhicule de se pencher dans les virages.
- Vitesse maximale : 120 km/h
- Autonomie annoncée : 160 km
- Batterie : 22 kWh
- Catégorie : véhicule L5 (tricycle)
- Permis requis : permis B
Des performances adaptées à l’autoroute
L’homologation L5 autorise le Vigoz à circuler sur toutes les routes, y compris les autoroutes. Ce tricycle français peut donc rouler aux côtés des voitures classiques. Son autonomie de 160 km reste suffisante pour de nombreux trajets quotidiens.
À l’arrière, un passager peut s’installer en tandem. Il est aussi possible d’utiliser cet espace pour du chargement via une trappe vers le porte-bagages. Cette polyvalence rappelle certains véhicules utilitaires légers.
En revanche, la sécurité soulève des questions. Cixi affirme que les ceintures à trois points suffisent pour protéger les occupants. Le châssis intègre une barre de déformation pour absorber l’énergie en cas de choc frontal.
Une protection limitée face aux impacts latéraux
Aucun airbag n’équipe ce tricycle. Selon la startup, le véhicule surpasse les normes de sécurité L5 et respecte la réglementation européenne. Pourtant, seule une portière en plastique protège les occupants lors d’un impact latéral.
Cette approche diffère des voitures électriques standards, généralement équipées de multiples dispositifs de sécurité. Le compromis entre légèreté et protection reste un défi pour ce type de véhicule.
Un modèle économique basé sur l’abonnement
Cixi n’envisage pas de vendre le Vigoz directement aux particuliers. La startup mise exclusivement sur une stratégie d’abonnement. Ce choix rappelle certaines offres de mobilité partagée déjà présentes sur le marché.
Pour l’instant, le prototype reste loin de la production en série. Le design et le concept sont finalisés, mais la certification finale et l’industrialisation demandent encore du temps. Cette phase représente un obstacle majeur pour de nombreuses jeunes entreprises du secteur.
Le Vigoz illustre une tendance émergente dans le monde des voitures électriques. Entre innovation technique et contraintes pratiques, ce tricycle français propose une vision différente de la mobilité urbaine et périurbaine.