Tuxboard - Une simple requête ChatGPT avale 500 ml d'eau et les chiffres globaux donnent le vertige

Une requête ChatGPT consomme près de 500 ml d'eau selon une étude ACM. Les chiffres 2026 alertent sur l'impact réel de l'IA.

Chaque jour, des millions de personnes posent des questions à l’intelligence artificielle sans imaginer une seconde ce que cela coûte à la planète. ChatGPT ne consomme pas que de l’électricité : il boit aussi de l’eau, en quantité impressionnante. Les chiffres révélés par plusieurs études récentes sont bien plus préoccupants qu’on ne le pense.

Une soif cachée derrière chaque requête

L’IA a longtemps été associée à une forte consommation d’énergie. Pourtant, un autre besoin passe souvent sous le radar : celui de l’eau. Les centres de données qui font tourner les modèles d’intelligence artificielle ont besoin de systèmes de refroidissement permanents, et ces systèmes utilisent de l’eau en grande quantité.

Ainsi, un rapport pointe que l’un des centres d’entraînement de Google, probablement utilisé pour l’IA Gemini, a consommé pas moins de 23 milliards de litres d’eau pour son seul refroidissement. Ce chiffre donne une idée de l’ampleur du phénomène à l’échelle d’un seul acteur.

De plus, ChatGPT vient de franchir le cap du milliard d’utilisateurs. Par conséquent, l’impact cumulé de toutes ces interactions sur les ressources en eau devient une question difficile à ignorer.

500 ml d’eau pour une simple question

Selon une étude publiée par l’Association for Computing Machinery (ACM), une simple requête via GPT-3 consommerait près de 500 ml d’eau, soit le contenu d’une petite bouteille. Ce chiffre peut sembler anodin pris isolément, mais il devient vertigineux rapporté à des milliards d’échanges quotidiens.

« Les centres d’entraînement d’IA ont besoin d’eau en grande quantité, et les chiffres font froid dans le dos. »

Cette même étude ACM pointe aussi Microsoft, qui investit massivement dans le domaine de l’IA. Rien qu’aux États-Unis, les centres d’IA de la firme de Redmond auraient déjà consommé près de 5,4 millions de litres d’eau. C’est une tendance qui ne montre aucun signe de ralentissement.

Microsoft, Texas et une pression croissante sur les ressources

Au Texas, la situation pourrait devenir critique. Selon les projections, les centres de données pourraient représenter près de 9 % de la consommation totale d’eau de l’État dans une quinzaine d’années. C’est une part considérable pour une seule industrie.

Par ailleurs, un rapport publié par McKinsey & Company prévoit pas moins de 5 200 milliards de dollars d’investissements dans l’IA d’ici 2030. Ces capitaux seraient dédiés à la construction de nouveaux centres de données, ce qui laisse présager une consommation d’eau encore plus importante à l’avenir.

Aussi, le dernier modèle d’OpenAI, ChatGPT-5, serait encore moins bon pour la planète que ses prédécesseurs. La course à la puissance des modèles s’accompagne donc d’une empreinte environnementale qui s’alourdit à chaque nouvelle génération.

  • Une requête GPT-3 consomme environ 500 ml d’eau, selon l’ACM.
  • Un centre de données Google lié à Gemini a utilisé 23 milliards de litres d’eau.
  • Les centres d’IA de Microsoft aux États-Unis ont consommé 5,4 millions de litres d’eau.
  • Au Texas, ces centres pourraient représenter 9 % de la consommation d’eau locale d’ici quinze ans.
  • McKinsey & Company anticipe 5 200 milliards de dollars d’investissements dans l’IA d’ici 2030.

Des solutions radicales à l’étude

Face à cette demande croissante, certaines entreprises cherchent des alternatives. Le milliardaire et ex-patron d’Amazon, Jeff Bezos, envisage ainsi de construire des data centers dans l’espace. Une idée radicale, mais qui illustre bien l’ampleur des défis posés par la multiplication des centres d’IA.

De plus, une étude suggère que l’IA pourrait bientôt consommer plus d’électricité que le bitcoin. Eau et énergie sont donc deux ressources que l’intelligence artificielle met sous pression en même temps.

Un impact qui va bien au-delà de l’écran

Quand on utilise ChatGPT pour rédiger un e-mail ou résumer un document, l’impact semble invisible. Pourtant, chaque échange mobilise des infrastructures physiques immenses, situées dans des régions parfois déjà soumises à des tensions hydriques.

De son côté, l’IA d’OpenAI continue de séduire toujours plus d’utilisateurs, ce qui amplifie mécaniquement la pression sur les ressources. Plus le nombre d’utilisateurs grimpe, plus la consommation d’eau des centres de données augmente en proportion.

Ainsi, la question de la soutenabilité environnementale de l’IA ne concerne plus seulement les spécialistes du climat. Elle touche désormais chacun d’entre nous, à chaque fois que l’on tape une requête dans une interface d’intelligence artificielle.